samedi 24 janvier 2009

Austin et la question éthique de la crédibilité

Nous ne vivons apparemment plus dans les sociétés traditionnelles et orales où la réputation de quelqu’un faisait l’essentiel de sa force, de sa richesse, et de sa valeur. Et nous ne prêtons qu’une faible attention aux procédures par lesquelles les personnes confirment ou perdent de leur crédibilité. C’est dommage pour la compréhension de ce qui nous arrive, car d’une certaine manière, dans nos sociétés encore, et plus peut-être que jamais, tout est question de crédibilité ; tout est question de confiance, et parfois de ce qu’on appelle le « culot [1] ». Nous prenons les personnes pour ce qu’elles disent être [2], et c’est pourquoi leur opinion d’elles-mêmes est si importante. Il existe en effet une incroyable assurance, et qui marche (en tout cas qui marche sur les autres) même si personne n’est dupe, et comment faire avec cette « mauvaise foi » ? Il est possible que cette effrayante apparence de confiance en soi soit le symptôme d’une démoralisation, d’une perte de toute confiance. En tout cas, cette possibilité d’une confiance feinte ou forcée me semble philosophiquement très intéressante.
Pierre Bayle, au tournant de l’âge classique et des Lumières, se posait une question voisine en cherchant, sans faire appel à des positions d’autorité ni au nombre des suffrages, « à quoi » l’on pouvait reconnaître un bon témoin historique [3]. Si l’on suit ses recommandations, un bon « critère » de reconnaissance de la crédibilité serait sans doute la cohérence : cohérence narrative du témoignage, mais aussi cohérence usuelle ou existentielle du témoin (entre son dire et son faire, par exemple). Mais je suis très sensible à ce que dit Emerson de l’insouci de cohérence dans La Confiance en soi, insouci qui est peut-être la plus belle preuve du sentiment intime de cohérence [4]. Un autre bon critère, et qui équilibrerait probablement bien le premier, serait le pluralisme du témoin, sa volonté de faire place à d’autres témoins, d’encaisser avec sympathie et curiosité l’existence de témoignages différents. Il y a chez Bayle le sceptique simultanément une confiance dans le doute et dans une forme proprement historique de la certitude, qui touche de près à ce qui sera notre question : comment partager (une croyance, par exemple) sans y obliger autrui ou sans y être obligé (de croire, par exemple [5] ).
Mais cette question de la crédibilité touche d’abord la conversation ordinaire. Comme le remarque Stanley Cavell dans son commentaire des investigations de Wittgenstein sur les raisons que je peux avoir de croire en des choses longuement exercées ou répétées, des choses de la vie ordinaire, ces « raisons » ne sont pas destinées à résoudre définitivement un doute précis, mais à éloigner le doute en quelque sorte seulement au fur et à mesure, à « faire entendre des protestations de connaissance, des supplications qu’on me tienne pour crédible [6] ». Cette protestation est aussi discrète et permanente que la demande de reconnaissance que nous nous adressons sans cesse les uns aux autres. Et la confiance mutuelle tient à cette approbation et ce témoignage réciproque par lequel on atteste les uns aux autres que l’on est bien dans le même monde humain. « Être humain c’est attester être humain [7]. »
La question à laquelle je m’en tiendrai pour ma part maintenant est celle du champ éthique. Je voudrais montrer que la crédibilité d’un locuteur ou d’un acteur est indissociable de la capacité pathique (de la sensibilité) de celui, ou celle, ou ceux, qui reçoivent, subissent, et doivent à leur tour interpréter l’action ou la parole qui leur est offerte. Et que la crédibilité tient aussi à la faculté de prendre en compte la (non-)réceptivité d’autrui. Les exigences proprement morales d’ailleurs se distinguent des règles juridiques en ce qu’elles ne peuvent être imposées et sont indissociables de leur réception pragmatique [8], comme Cavell le montre à propos d’un enfant et de sa leçon de piano : faut-il le placer illocutoirement en face d’une exigence altière, parfois décourageante, ou le placer perlocutoirement dans une situation encourageante ? C’est une question délicate car la première posture est subtilement immorale en ce qu’elle peut être perçue comme indifférente à l’autre, et la seconde peut l’être en tenant compte de lui au point qu’il ne sait plus où je suis, ce que je pense ou désire simplement.
L’éthique telle que je la comprends touche à l’ensemble de cet intervalle, et il y aurait donc aussi une éthique des sensations et de la sensibilité, une éthique de la capacité à recevoir, à interpréter, à partager ou à refuser ce que d’autres essayent de nous communiquer. Goethe observait justement que « se confier, c’est nature; accueillir tel quel ce qu’on nous confie, c’est culture [9] ». Et dans ce champ éthique, je m’attacherai tout particulièrement au problème des excuses et du pardon, pour y montrer l’apport des travaux d’Austin, et les replacer sous le questionnement probablement plus vaste qu’y a ouvert Stanley Cavell. J’ajouterai que c’est pour moi très neuf, et que j’ai envie de ne pas aller trop vite, de savourer ce moment de découverte, de confusion et de clarification.
S’il y a quelque chose dont je ne suis pas plus fanatique qu’Austin, c’est de proposer d’avance un programme de questions. Je n’irai malheureusement pas beaucoup plus loin que cet énoncé des questions, mais je vais essayer de m’y tenir. Il s’agira d’abord d’indiquer en quoi les questions éthiques liées à la crédibilité se rapportent à un problème de communicabilité ; c’est par le Kant de la troisième critique que je pénètre dans l’univers de Cavell sinon d’Austin, et je chercherai à expliquer ce rapprochement. Pour mettre la crédibilité à l’épreuve, je prendrai ensuite l’exemple d’un pardon pas toujours très exemplaire : comment faire confiance aux excuses ? Mais la question sous laquelle cette réflexion se tient demeure celle de la fausse assurance avec laquelle un jugement, et notamment une position morale peuvent être affichés ou vous être communiqués sans que vous ayez rien à y redire. La première réponse à ce phénomène de la confiance feinte ou forcée, je l’emprunterai justement aux remarques de Stanley Cavell sur le trouble introduit par la dimension perlocutoire du langage.
CRÉDIBILITÉ ET COMMUNICABILITÉ Un problème kantien Ce problème de la communicabilité a été mon angle d’attaque initial pour rencontrer la question de la crédibilité, et il s’agissait au départ de la communicabilité du sentiment esthétique et des jugements de goût dans la « troisième critique », dont l’auteur est certainement influencé par celui des deux premières, mais se place visiblement dans une optique inédite. Le Kant de l’impératif catégorique ne se pose justement pas le problème pragmatique de la communicabilité et de la réceptivité qu’il rencontre avec autant de finesse dans la Critique de la faculté de juger [10]. Hannah Arendt (un auteur que j’ai découvert récemment pour son intérêt à cette même question) s’intéresse à ce Kant-là parce qu’elle « désire apaiser le sens commun, si gravement offensé par le besoin qu’a la raison de poursuivre, sans savoir où elle va, sa quête de signification [11] », et que c’est là pour elle un problème de philosophie politique que Kant a rencontré au même endroit. Kant observe, dit-elle, que la folie réside dans la perte du sens commun qui nous permet de juger en tant que spectateurs, et il a en vue une éthique des spectateurs capables de se communiquer les uns aux autres ce qu’ils éprouvent, tentant de le partager et éprouvant ainsi qu’ils sont bien dans le même monde [12]. Or, remarque-t-elle, cette communicabilité procure le plaisir supplémentaire, une sorte de plaisir de surcroît, celui de l’approbation, que notre jugement soit approuvé, soit partagé.
C’est en effet tout le problème du plaisir esthétique chez Kant dans la Critique de la faculté de juger : comment communiquer un goût, un amour, une joie, qui ne sont pleinement eux-mêmes qu’à être communiqués, qui n’existent qu’à être partagés. Il est tellement malheureux d’être heureux tout seul ! C’est que le plaisir esthétique est la réconciliation des facultés, et ce sentiment de ne faire qu’un avec sa vie ne peut être obtenu seul : il tient à la possibilité d’un accord entre les humains, à la possibilité d’un bonheur partagé. C’est pourquoi Kant n’hésite pas à dire que la communicabilité universelle de ce sentiment est ce qui rend possible le plaisir esthétique (§ 9), et qu’un homme abandonné sur une île déserte ne chercherait pas la beauté, puisqu’il ne pourrait pas en partager le plaisir, que le goût « n’accorde de valeur aux sensations que dans la mesure où elles peuvent être universellement communiquées » (§ 41). On retrouve d’ailleurs la même idée chez Hannah Arendt : « il ne peut y avoir de bonheur pour un homme si un ami ne le partage pas » et nos vrais amis sont plutôt « ceux à qui nous n’hésitons pas à montrer notre bonheur [13] ».
Le problème est qu’on ne peut pas forcer les autres à éprouver un plaisir [14]. Le plaisir est libre, c’est une sensation ou un sentiment libres. En voulant forcer autrui à éprouver un plaisir, à partager un plaisir, on peut leur faire mal, et d’autant plus que l’on est alors déçu : on ne voulait que leur faire plaisir ! Souvent, le plus grand malheur résulte ainsi du plus grand désir de bonheur. Ce qui est alors demandé, c’est de se résigner à cet échec de la communicabilité tout en continuant à désirer partager la joie, c’est de consentir à une communication déceptible, de cultiver justement une communicativité indissociable d’une déceptivité. Nous avons donc chez Kant, dans le jugement esthétique (qui est expérience, ou dans l’expérience esthétique qui est jugement), un modèle d’universalité tout différent de l’universalité théorique ou pratique de la raison : c’est une universalité incertaine, une universalité de communicativité non imposable, et qui ne peut se déployer qu’au fur et à mesure, de proche en proche, et sans que rien ne soit jamais acquis [15].
C’est pourquoi on retrouve ce que je disais de l’éthique, qu’elle ne saurait se réduire à des règles d’action, ni même au courage d’agir, mais qu’elle doit aussi aller jusqu’au courage de sentir, de ne pas s’anesthésier, s’amputer, se rétrécir, de ses propres sentiments et sensations, de ses propres joies ou plaisirs comme de ses propres souffrances, douleurs ou chagrins. Si notre horizon éthique consiste à sentir ce que nous faisons (à comprendre ce que nous faisons et ce que nous disons, à le vouloir vraiment), on peut dire qu’il y a une corrélation entre notre agir et notre sentir : nous ne pouvons agir vraiment que si nous pouvons sentir, et nous ne pouvons sentir vraiment que si nous pouvons agir. À cette première corrélation s’ajoute celle-ci, que nous ne pouvons nous anesthésier de nos peines qu’en nous anesthésiant de nos joies. Et cette troisième corrélation aussi essentielle, me semble-t-il, à l’éthique : que nous ne puissions nous anesthésier de nos joies ou de nos peines qu’en nous anesthésiant aux joies et aux peines des autres (et réciproquement).
Or je crois rejoindre ici ce qu’écrivait Sandra Laugier à propos de « Wittgenstein, la subjectivité et la voix intérieure » : « l’inconnaissabilité prétendue d’autrui déguise le refus ou l’angoisse de se connaître, ou plutôt de se sentir [16] ». Aujourd’hui, le scepticisme ambiant consiste à ne jamais surtout faire plaisir à autrui, de peur de lui faire du mal, ou de ne jamais accepter qu’il nous fasse plaisir, puisqu’il ne cherche qu’à se faire plaisir à lui-même ! Il consiste à ne jamais faire crédit à la possibilité de partager une joie, par une sorte d’individualisme thérapeutique et préventif. Mais c’est aussi que ce scepticisme est comme toujours une nostalgie de l’« un », le rêve d’une harmonie, d’une unanimité ou d’une communication parfaite, qui rend toute communication impossible et qui écrase la pluralité des êtres. Ce scepticisme voudrait la fraternisation, la compassion ou l’amour absolus, et retombe dans la solitude cynique. C’est ainsi que dans les temps obscurs, on idéalise ceux qui sont assez courageux ou assez cléments pour être « bons » tout seuls, retirés du monde [17], et déchargés du souci du monde et de ses conflits [18].
Mais Hannah Arendt reproche justement aux hommes de notre temps de faire trop facilement usage de la faculté de se retirer du monde, car « avec chaque retrait de ce genre, se produit une perte en monde presque démontrable ; ce qui est perdu, c’est l’intervalle spécifique et habituellement irremplaçable qui aurait dû se former entre cet homme et ses semblables [19] ». Cet intervalle, c’est notre monde, et c’est que ce monde-ci, ce monde commun, ce monde ordinaire, soit bien notre seul théâtre d’apparition, élargi par notre capacité à différer ensemble, ou par notre capacité à nous retirer un par un [20]. C’est ce monde, cet intervalle partagé, qui est rétréci sinon écrasé par notre tentation d’être chacun différent tout seul, insensibilisé aux autres et sceptique quant à la possibilité de leur communiquer nos joies et nos douleurs [21]. Ou écrasé par notre tentation de nous retirer tous ensemble du monde commun, au nom d’une fraternité prétendument supra-politique, ou par la préparation fébrile d’un exode extra-terrestre.
À rebours de cette nostalgie de l’« un », il faudrait donc repartir au contraire du constat émerveillé que dans les mêmes situations nous ne dirions pas tous les mêmes choses, ou pas exactement, que nous parlerions « un peu différemment », comme Austin le montre dans son « plaidoyer pour les excuses ». Et qu’il faut « se jeter » sur le désaccord : « Car l’expliquer est presque toujours éclairant. Si nous tombons sur un électron qui tourne dans le mauvais sens, c’est une découverte, un prodige qu’il faut exploiter, non une raison pour abandonner la physique [22]. » On peut même pousser cette idée jusqu’à dire, comme le fait souvent Ricœur, que c’est la rigueur de la règle que de faire voir (sinon de permettre) ces irrégularités significatives.
Cette remarque sur le fait que nous répondons toujours un peu différemment aux mêmes questions, ou que nous réagissons diversement aux mêmes événements n’est pas à limiter au monde du langage : cette observation métalinguistique est aussi une observation métaphysique, que l’on peut reporter sur toute la gamme des êtres. Je le dirai avec le vocabulaire de Ravaisson dans son magnifique texte De l’habitude, en signalant que l’on peut tenter un rapprochement entre Ravaisson et Emerson. Tout être, et d’autant plus s’il est vivant et intelligent (on sent pointer Bergson), se manifeste par sa capacité à différer, à ne pas « être soumis sans réserve et immédiatement aux influences du dehors [23] », mais au contraire par un écart entre la réceptivité et l’activité, entre ce que l’on subit et ce que l’on agit, entre ce que l’on reçoit et ce que l’on donne. Or l’habitude joue un rôle essentiel dans ce phénomène, puisqu’elle atténue la réceptivité et facilite, augmente l’activité.
Mon problème de crédibilité et de communicabilité peut donc se formuler à peu près comme suit : m’intéresse tout ce à quoi on ne peut pas obliger autrui, ni d’ailleurs soi-même (la crédibilité bute sur les limites de l’autosuggestion), mais qui n’est pourtant pas inexprimable, qu’il n’est pas impossible de lui rendre sensible, de lui communiquer, de lui recommander. D’où ma grande proximité avec les thèses de « Passionate and performative utterances », et mon intérêt particulier pour la septième règle, la règle additionnelle du perlocutoire par rapport à l’illocutoire. Vous pouvez me refuser de partager mon sentiment, cela fait partie du jeu, et je dois montrer, en cherchant à vous le faire partager, que je sais que vous pouvez me le refuser. C’est à cette condition qu’un désir de communiquer (un plaisir, un désir) devient lui-même éventuellement désirable, par une sorte de zigzag sur lequel Cavell insiste avec bonheur.
Et cela rejoint un point souvent relevé par Austin, que l’on retrouve dans de nombreuses situations de la parole et de l’action et que, pour ma part, j’avais observé dans un premier travail sur le pardon [24] : c’est que l’on croit trop que les choses sont soit conditionnées au point d’en être automatiques, soit inconditionnées et quasi magiques. Mais quand « toutes » les conditions sont réunies, cela ne marche pas encore automatiquement, cependant que lorsqu’elles ne sont pas du tout réunies, cela a peu de chance de marcher. On comprendra sans peine l’importance éthique de ce genre de remarque.

la définition de l´éthique

L'éthique est classiquement considérée comme l'une des trois branches de la philosophie, à côté de la physique et de la logique (par exemple, chez les Stoïciens, chez Kant). L'éthique est la connaissance normative du comportement humain, dont la fin est la connaissance et l'action droites : les Stoïciens grecs privilégient la connaissance, les Romains l'action. Pour ces philosophes, il s'agit de connaître les normes de la nature, c'est-à-dire de la raison (car le monde physique est informé selon ses lois qui sont l'expression du divin) ; cette connaissance est la sagesse, état de la psyché (âme) qui la rend en quelque sorte invincible. En ce sens, l'éthique suppose une maîtrise surhumaine des passions ; au point de vue des Anciens, cette maîtrise rapproche du dieu du monde.

L'éthique permet de déterminer ce qui est "bon" et ce qui est "mauvais", ce qu'il est légitime de faire, et ce qui est illégitime. L'usage moderne de ce mot tend à le rendre équivalent à la « morale » ("morale" et "éthique" sont des mots d'origine respectivement latine et grecque qui ont tous deux le sens de "moeurs" : les philosophes emploient souvent les deux termes en leur donnant des sens différents, variables d'un philosophe à l'autre).

L'étude du fondement de la morale est une question philosophique difficile. Plusieurs philosophes affirment qu'une éthique repose nécessairement sur une métaphysique (Schopenhauer), ou tout du moins qu'elle requiert des postulats d'ordre métaphysique (Kant). Hume soutient qu'on ne peut inférer une éthique normative de propositions factuelles ou de prémisses descriptives (on ne peut pas passer de l'être au devoir-être). Un utilitariste tel que John Stuart Mill fait dériver les règles morales de l'expérience, qui a permis aux hommes d'acquérir "des croyances fermes concernant les effets de certaines actions sur leur bonheur". Le fondement de la morale sera trouvé selon les cas dans une théologie morale, dans une anthropologie philosophique (qu'est-ce que l'homme et que doit-il être ?), ou dans une approche non dogmatique qui privilégie la cohérence des principes éthiques plutôt que la recherche de leur fondement (ce qui est la tendance moderne).

vendredi 23 janvier 2009

Le marketing "éthique" des maisons de luxe

Avant Noël, les marques de luxe ont multiplié leurs opérations caritatives en faveur des enfants défavorisés ou de la recherche médicale. Des bonnes actions qui visent aussi à humaniser ou à rectifier leur image en période de crise.
Sous l'impulsion de sa directrice de création, Frida Giannini, Gucci (groupe PPR) a créé depuis trois ans une collection exclusive, dont 25 % des ventes sont versées au profit des différents programmes de l'Unicef en Afrique subsaharienne (soins médicaux, protection des orphelins et enfants atteints du sida, assainissement de l'eau...). Cette ligne de produits - Tattoo Heart -, qui va du sac à main à broderie, en python blanc et en forme de coeur à 3 290 euros, à la simple bougie à 65 euros, sera vendue dans vingt pays jusqu'à fin janvier. Tous événements confondus, Gucci a apporté plus de 5 millions de dollars (3,5 millions d'euros) à cette organisation caritative.
De son côté, le joaillier italien Bulgari espère récolter une dizaine de millions d'euros en 2009 pour l'organisation non gouvernementale (ONG) Save the children - elle participe notamment à l'éducation des enfants dans les zones de conflit -, grâce à la commercialisation d'une petite bague en argent et la mise aux enchères de créations de haute joaillerie. Versace n'est pas en reste et aide, en Chine, la Fondation One, créée par l'acteur Jet Li, pour aider les enfants atteints de troubles psychologiques posttraumatiques. Plus discrète, la maison Hermès a initié le 20 novembre la Fête de la couleur en partenariat avec l'Unicef pour défendre les droits des enfants. Chaque année, 150 créateurs de mode participent à une grande braderie, le premier week-end de décembre, dont les fonds sont versés à l'association AIDES qui lutte contre le sida. La dernière a rapporté plus de 200 000 euros.
A l'origine de la très chic marque de vêtements pour enfants Bonpoint, Marie-France Cohen, peine à créer une fondation, baptisée Merci, pour aider les enfants de Madagascar. Grâce aux dons de couturiers - dont Yves Saint Laurent, Stella McCartney ou Paul Smith -, elle souhaite ouvrir en mars une boutique à prix raisonnables à Paris, dont tous les bénéfices iraient à la fondation. Ce qui juridiquement semble être un beau casse-tête. Les exemples de bonnes oeuvres dans le luxe sont donc légion.
SE REFAIRE UNE VIRGINITÉ
Aux yeux du sociologue Gilles Lipovetsky, "le secteur n'échappe plus à la logique de la communication. Il doit prendre en compte des problèmes sociétaux, universels, comme le développement durable ou les droits de l'homme". Cette hybridation de la frivolité et de l'éthique vient du fait que le luxe s'adresse désormais à tous, comme le montre l'omniprésence des campagnes de publicité du secteur.
"Le processus de mondialisation contraint le luxe à s'interroger sur lui-même. Longtemps, sa légitimation venait de la position sociale de ses clients. Ce n'est plus vrai : il est sorti de sa confidentialité bourgeoise", poursuit le sociologue. Selon lui, il copie les techniques marketing de la grande consommation. Les "produits-partage" qui consistent à reverser à l'Unicef 1 euro pour l'achat d'un Big Mac existent depuis des années. Ces opérations caritatives permettent au luxe de légitimer ses marques, de rectifier une image, de se refaire une virginité.
Gilles Lipovetsky rappelle qu'historiquement la culture du luxe a toujours été liée à une dimension de générosité, ou "aux cadeaux ostentatoires" des cérémonies du potlatch des Indiens d'Amérique du Nord. Longtemps, les riches devaient donner sans quoi ils perdaient leur statut. Aujourd'hui, les marques de luxe ne sont pas obligées de donner, mais elles y ont intérêt. "Donner à des oeuvres comme l'Unicef ou à la recherche pour le sida s'apparente à des opérations de marketing éthique", dit-il. Au point où l'on assiste entre les marques à une rivalité dans ce domaine, "la même qui les pousse à essayer d'avoir la tour la plus haute à Ginza, le quartier chic de Tokyo".
Elyette Roux, professeur de gestion à l'université Paul-Cézanne d'Aix-en-Provence confirme que "la culture du don et de la redistribution d'une partie des richesses aux plus démunis fait partie intégrante de la culture du luxe. Hermès, Cartier ou LVMH l'ont toujours fait. La plupart du temps de façon discrète, comme quelque chose d'inhérent à leurs valeurs. Gucci, Bulgari ou Versace s'y mettent de façon plus récente. Pour faire du marketing intelligemment ? Imiter leurs concurrents ? Avoir aussi leurs oeuvres" ? Si la crise avait pour effet de stopper ces actions, "cela montrerait qu'il ne s'agissait que de moyens conjoncturels de se donner bonne conscience", tranche-t-elle.

mercredi 21 janvier 2009

Comment est la vie en 2020?










La réponse précise, bien sûr, personne ne l'a fait. Pendant ce temps, un partenariat entre Ericsson et le réseau de télévision CNN a rencontré certains des plus grands esprits des pensées futuristes du monde pour essayer de montrer comment la vie sera en 2020. En conjuguant les efforts, a créé la série "Just Imagine", qui, par le biais d'une minute films, examine les possibilités dans plusieurs domaines.
Space Voyage, de la vie dans la ville, de divertissement, de la conception et autres sujets de programmes ont été élaborés pour la série. Pour donner une idée de ce que nous pouvons nous attendre dans les prochaines décennies, par exemple, le scientifique Naomi Halas décrit comment de minuscules nanoconchas mai, à l'avenir, contenir la clé de la guérison du cancer. En plus de son, Alex Steffen, fondateur de Worldchanging.com, site qui analyse les changements dans le monde, à ce qu'il imagine que l'Internet permettra aux communautés à travers le monde.
D'autres mettent à court d'idées pour déterminer les gènes, de la peau et la couleur des cheveux d'un enfant même avant sa naissance, ou comment la nature peut inspirer de nouvelles technologies, des produits et des entreprises, entre autres sujets fascinants.

mardi 20 janvier 2009

La Réalité virtuelle

Un système de Réalité Virtuelle est une simulation par ordinateur dans laquelle le graphisme est utilisé pour créer un monde qui semble réaliste. Le monde synthétisé n'est pas statique, il répond aux ordres de l'utilisateur (gestes, paroles ou toutes autres commandes extérieures). La RV implique des interactions à travers de multiples canaux sensoriels : vision, toucher, odorat, goût. La notion de réalité virtuelle se retrouve dans la cyberdépendance, nouvelle expression des «maladies de la modernité ». Les accros de la virtualité élisent domicile dans le Cyberland, monde nouveau, initiatique, où la vie se déroule selon des règles prédéfinis. Ceux qui vivent dans ce monde virtuel sont dépendants de leur nouveau cadre de vie, au détriment d’autres investissements, affectifs, sociaux et familiaux. Les «drogués du virtuel » remplacent la dépendance à une substance psychoactive avec l’investissement d’un comportement ou d’une relation affective. On retrouve dans chez les accros de la virtualité les critères classiques de l’addiction illustrés dans le DSM -IV. Il n’est pas rare de rencontrer chez les «drogués du virtuel » des traits communs avec les cyberdépendants. Pourtant, le trait principal qui définit les accros du virtuel est le désinvestissement du monde réel dans le détriment de la virtualité. Avant de décrire le potentiel addictif de la virtualité il semble nécessaire de faire un rappel sur l’apparition de la réalité virtuelle, sur ses applications immédiates et futures.

La réalité virtuelle ne doit pas être confondue avec la réalité augmentée. Avec cette dernière, l'utilisateur interagit avec le monde réel par les voies naturelles et simultanément il utilise les informations synthétiques qui l'aide à mieux appréhender son environnement. Les informations virtuelles, viennent renforcer la perception de la réalité. Plutôt que de plonger l'homme dans un monde artificiel, la réalité augmentée propose d'enrichir son environnement naturel.

La notion de réalité virtuelle date de plus trente ans, enregistrée sous le brevet américain n° 3 050 870, accordé à Morton Heilig pour son invention le «Sensorama Simulator». Cette invention était constitué d’un système vidéo en 3 D, réalisé avec des caméras 35mm reliées et fournissait du mouvement, de la couleur, du son stéréo, des odeurs, du vent à l'aide de petits ventilateurs situés prés de la tête de l'utilisateur avec un siège qui vibrait. Ainsi il était possible de simuler un voyage à motocyclette ou des voyage en automobile, le cadre variant, du milieu urbain en pleine campagne. Actuellement les prouesses techniques permettent de réaliser des objets virtuels à l’aide des bibliothèques graphiques en 3D ; les programmes professionnelles de CAO – Création Assistée par Ordinateur - sont nombreuses, les plus connues étant Autocad et 3D Studio. L'utilisateur peut créer interactivement les modèles d'un objet, les textures, les aspects spatiaux.

On peut considérer que la plupart des domaines de la vie courante peuvent et pourront un jour bénéficier de la RV. Le domaine ludique et culturel, l’éducation, mais aussi la haute technologie – militaire, aéronautique, la médecine exploratrice et interventionniste, sont déjà des domaines privilégiés de recherche.

Les loisirs
Le jeu est un des premiers terrains d’application de la RV. Le joueur est plongé dans un monde imaginaire où toutes ses fantasmes sont autorisés. La perception et l’amplification de certaines sensations (visuelles, sonores) est facilité à travers les nouveaux périphériques.

Le sport
Dans le domaine sportif, les applications concernent le développement des capacités d’entraînement et l’analyse des situations. Des appareils sophistiqués permettent l’analyse et la décomposition des mouvements spécifiques à chaque discipline ou la reproduction des conditions d’entraînement.

Le secteur médical
L'informatique apporte au monde médical un aide impressionnant. La révolution de l’enseignement, l’accessibilité vers des bases de données complètes et puissantes, les consultation virtuelles et les téléconférences, permettront une évolution dans la qualité des soignants, aidant à la prise de décisions à distances dans des conditions de catastrophe ou d’isolement. A ce propos, les téléconférences réalisées par le SAMU se relèvent prometteuses. Les téléconférences – cybersessions réalisées par la Fédération Française de Psychiatrie, constituent dans ce domaine une première en France.

Les systèmes critiques
L'apprentissage et la maîtrise des situations de catastrophe est d’une grande actualité. Reproduire exactement des situations calamiteuses comme Tchernobyl, afin de maîtriser et anticiper le danger, mais aussi la préparation des secours, devient plus simple à travers ces techniques de RV.

L'enseignement
Comme pour l’enseignement médical, toute forme d’enseignement scolaire et universitaire peut bénéficier des techniques RV. L'usage d'un matériel éducatif convivial, qui fait appel à la perception et au sensoriel de l'étudiant : vision, audition, toucher, odorat, permettra un apprentissage plus rapide. La connexion aux grandes bases de données du Web permettra la consultation d’un matériel de qualité.

Les techniques de la communication
Le langage des signes traduit en parole est une réalité rendue possible à l’aide d’un programme, GloveTalker. La communication par signes à distance peut être rendue possible grâce à la RV en reconstituant les gestes. Une application qui a eu un retentissement médiatique sans précèdent est la transcription informatique des mouvements des paupières dans le cas des tétraplégiques.

Les techniques de simulation
Utilisées par les militaires dans le cadre des programmes d’entraînement des pilotes de chasse et de combat, la simulation en RV a été beaucoup utilisée par la NASA dans l’entraînement des astronautes. Plus proche dans la vie quotidienne est l’utilisation dans les simulations des auto-écoles.

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Le développement du monde virtuel, qui se mélange avec le monde réel, avec la représentation du monde de l’imaginaire, annonce une crise fondamentale de la représentation. On assiste de plus en plus à la disparition des repères culturelles, sociaux, familiaux et les repères de la réalité immédiate. La question qui se pose, est de savoir s'il y a complémentarité entre les deux mondes, plus précisément si le monde virtuel n’est pas en train de se substituer à l’autre et d’apparaître effectivement plus disponible, plus facile à vivre et à supporter que le monde réel. Les représentation virtuelles sont avant tout des constructions mentales basées sur les modèles que nous nous formons de la réalité, avec la force et les limites de ces modèles.

Comme le dit J.G.Ballard « ..cela représente le plus grand événement dans l’évolution de l’humanité. Pour la première fois, l’espèce humaine sera capable de nier la réalité et de substituer sa vision préférée ».

Les chercheurs ont développés des "Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication" (NTIC), qui offrent l’accès vers une forme de perception hallucinatoire. Les NTIC renvoient des stimuli visuels et auditifs, qui permettent grâce aux moyens technologiques très sophistiqués - gants, lunettes, combinaisons - de reproduire la sensation de la texture des matériaux, la température d’un objet, la sensation de poids, voire même la sensation d’avoir serrer la main d’une personne qui se trouve à des milliers de kilomètres. Le texte suivant illustre d’une manière concise l’étendue de ce changement dans les mentalités : « Une réalité virtuelle est un monde crée par ordinateur qui change le sens de la pensée. Un gant virtuel pourra te donner le sentiment de plonger ta main dans l’eau, dans la boue ou dans le miel. Une combinaison de la réalité virtuelle pourra te donner l’impression de nager dans l’eau, dans la boue ou dans le miel. La réalité virtuelle émerge des cockpit des simulateurs utilisés dans l’entraînement des pilotes et pourra modeler les systèmes multimédia du futur. L’idée des systèmes avancés de réalité virtuelle comme substituts futurs du sexe, des drogues c'est le nouvel apanage de la science fiction moderne, de l’écriture cybernétique » - Bart Kosko (in Fuzzy Thinking, 1993).

Les cyberaddictifs - ‘accros’ de la connexion et de la communication, «drogués du virtuel» qui passent des heures et des heures on-line, afin de visiter et d’habiter le plus longtemps possible la communauté virtuelle, dans le Cyberland, expression idéalisée du village planétaire de McLuhan, vivent cette crise de la représentation de manière directe.

Le groupe des cybériens, essaie de retrouver une famille en tant que milieu affectif privilégié ou les thèmes cosmiques, érotiques et sensuelles sont prépondérants. L’avènement de ce nouveau monde virtuel, ne traduit pas simplement une crise profonde de la représentation, mais il touche à l’image de soi-même, modifie le sens de la finalité existentielle. Les représentations virtuelles amènent avec elles la contrainte de vivre - parfois de survivre - parmi les représentations de la réalité plutôt que dans la réalité elle-même. L’activité quotidienne, communicationnelle, ludique de ces accros se déroule dans le cadre d’une communauté d’initiés, possédant leur propre bagage de connaissance, leur langage et les mêmes représentations du monde, leur trait commun étant cette nouvelle ‘normalité virtuelle’.

Les accros de la RV ont élu domicile, vivent selon des normes de vie très initiatiques, d’une façon ‘artificielle’. Les échanges et les contacts sont habituellement réalisés par l’intermède des groupes de paroles virtuelles ou dans un proche avenir, à l’aide des outils à fort potentiel virtuel, comme les gants, les combinaisons et les lunettes. Grâce aux outils de communications offert par Internet, les processus d’approche et de séduction - étapes nécessaires et importantes dans l’évolution de toute communication entre individus - sont court-circuités. Les adeptes de l’IRC, perçoivent la réalité virtuelle comme un moyen d’acquérir une reconnaissance sociale qu’ils estiment ne pas avoir dans la vie réelle. La force addictive de la RV est manifeste à travers des groupes de parole, groupe qui facilitent la communication synchrone ou asynchrone de la pensée. Le groupe virtuel entoure ses membres et participe à la construction et la déconstruction des mythes, rend légitime la relation souvent excessive, addictive entre les IRCistes et le monde virtuel. L’imaginaire collectif, construit à plusieurs authentifie une «vérité virtuelle », déculpabilisant les membres du groupe. Dans les groupes virtuels, les relations humaines - amour, haine, amitié - se font et se défont comme dans la vie réelle. Le langage codifié de ces groupes de parole fait souvent appel aux affects et aux émotions primaires. La quête de légitimité de la part du groupe virtuel, amène ses membres à transposer la virtualité dans l’actualité.

Les nouveaux espaces de discussion et de vie, remplacent les IRC. Le phénomène de l’undernet - l’Internet underground - illustre d’une manière pertinente les rites initiatiques, la protection de son espace. Les internautes se regroupent dans ces espaces undernet selon un protocole fermé, qui permet l’échange de la pensée qu’entre les membres du même groupe. Le fait de changer souvent d’adresse http et d’appellation, serait une protection supplémentaire face aux non-initiés, aux curieux et dans une étape supérieure, aux autorités. La description de ce nouveau monde apparaît pour la première fois dans un roman de science fiction, ‘Le Neuromancien’, W. Gibson : «le cyberespace : une hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par des dizaines de millions d’opérateurs. Une complexité impensable. Des traits de lumière disposés dans le non-espace de l’esprit, des mas et des constellations de données ». C’est un autre aspect du monde virtuel, qui possède une valeur symbolique intrinsèque propre, avec une connotation d’espace illimité à conquérir et peupler, qui joint la notion d’infini, mais dans le même temps est associé à un cadre protecteur. Le même auteur a écrit le scénario de Johnny Mnemonic - personnage virtuel, héros d’un livre rendu célèbre par le filme homonyme. Son dernier roman, ‘Idoru’, raconte l'histoire d'un homme qui tombe amoureux d'une présentatrice de la télévision japonaise, créé par images de synthèse. Il devient fol amoureux, sans se rendre compte que derrière l'image adorée, il n'y a qu'un logiciel. Ce qui est intéressant, c’est la récupération «pragmatique» de ces données. Avant même que le livre ne soit publié, une agence de mannequins japonaise venait de créer une jeune fille de synthèse aux mensurations idéales. Sa personnalité a été construite de toutes pièces, en commençant par sa date de naissance, jusqu'aux goûts culinaires de ses parents imaginaires. Actuellement, suite au succès médiatique remporté, elle a déjà plusieurs contrats pour tourner des films publicitaires.

Plusieurs autres aspects de la réalité virtuelle ont à la base un comportement addictif commun avec la cyberdépendance. Ce constat n’est pas surprenant, sachant que les cyberdependants cherchent aussi un refuge du monde réel et surtout par la manière commune d’accéder à ces fantasmes - le monde de l’Internet. L’interconnexion de ces «drogués du virtuel» est la culture cybernétique - la cyberculture - avec ses nouvelles valeurs et normes de vies.

Tout d’abord, les jeux entre les IRCistes, qui ne communiquent que dans le cadre des canaux qui leur sont dédiés, leurs manières de vie étant conditionnées par le jeu qui les occupent la plupart de leurs temps. Ces jeux, mêlant la fiction, la virtualité et le ludique se sont développes d’une manière explosive. Les jeux on-line ou dans les casinos virtuels qui fleurissent sur le Web, ont crées des vraies inconditionnels (voir cyberaddiction).

L’exemple des jeux électroniques - comme le célèbre Tamagotchi («adorable petit œuf » en japonais) - font souvent appel aux émotions et affects forts des enfants. Selon D. Ichbiah, journaliste spécialisé dans l’univers «cyber», ce type de jeu, réalise une véritable prise d’otage affective avec la réalisation d’un fort sentiment de culpabilité. La relation qui s’installe entre l’enfant et son jouet et très forte et réalise un asservissement technologique au détriment de la vie sociale et familiale. Un jeu plus évolué «FinFin», met au premier plan un dauphin crée par images de synthèse, qui vit, rentre en relation avec les enfants et les adultes. Eteindre son ordinateur et envoyer dans le néant son «ami» devient un geste difficile à réaliser et très culpabilisant.

Le nombre immense des sites Internet consacrés à la pornographie subi en quelque sort la loi de l’offre et de la demande, les sexaholics - sexdépendants étant une catégorie de plus en plus répandu sur le Web. Les filles de rêve, prêtes à assouvir toutes les fantasmes et exigences des sexaddicts plongent cette population dans le monde virtuel ou tout est permis, sans limites et cadre légal. Ph. Spoljar introduit une notion très intéressante, celles de "Sexualité Assistée par Ordinateur", capable selon l’auteur d’effacer les frontières entre masturbation et rapport sexuel. P. Virilio utilise le terme de cybersexualité : "on invente une perspective nouvelle, la perspective du toucher, qui permet une sexualité à distance, la télécopulation. L’événement est inouï : jusqu’alors on n’avait jamais pu toucher à distance. Or aujourd’hui, à des milliers de kilomètres je peux non seulement toucher avec des gants de données, mais avec une combinaison spéciale je peux faire l’amour à une fille à Tokyo, ses impulsions m’étant transmises par des capteurs me permettant de faire jouir et de jouir moi-même".

Les journaux personnels qui raconte au moindre détail la vie intime de leurs auteurs sont de plus en plus mis à la disposition des internautes. Certaines pages Web contenant des journaux personnels vont accroître leurs affluences aux «moments de pointe» quand les auteurs racontent leur vie sexuelle. Ainsi, paradoxalement l’intimité devient un facile moyen de communication et de mise en contact. La communication synchrone - en temps réel dans les IRC ou asynchrones - par e-mail rajoute un côté attractif.

biographie de Nicholas Sarkozy

Nicolas Sarkozy de son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, né le 28 janvier 1955 à Paris (17e arrondissement), est un homme d'État français, président de la République française depuis le 16 mai 2007.
Il a précédemment occupé les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de président du conseil général des Hauts-de-Seine, de député, de porte-parole du gouvernement, de ministre du Budget, de ministre de la Communication, de ministre de l'Intérieur et de ministre de l'Économie et des Finances.


Origines familiales
Nicolas Sarkozy, de son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa[N 1], est le fils d'Andrée Mallah et de Paul Sarközy de Nagy-Bocsa[N 2].

Issu par son père d'une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le 10 septembre 1628 par l'empereur Ferdinand II, roi de Bohême et de Hongrie. Son ancêtre, un paysan qui s'est battu contre les Turcs, n'a pas reçu de titre de noblesse, mais le droit de faire suivre son nom[N 3]de celui de son village d'origine et l'usage d'un blason[1],[2].

La famille possédait des terres et un petit château dans le village d'Alattyán (près de Szolnok), à 92 km à l'est de Budapest. Cependant, son niveau de vie était plus modeste que Nicolas Sarkozy ne l'a souvent dit[1].

Son père né nagybócsai Sárközy Pál à Budapest le 5 mai 1928. Tout comme son propre père celui-ci exerce des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d'adjoint au maire pour le grand-père de Nicolas Sarkozy).

À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa.

Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, alors étudiante en droit, qu'il épouse. Cette dernière est la fille de Bénédict Mallah, chirurgien du 17e arrondissement de Paris, issu d'une famille de Juifs séfarades chassée d'Espagne puis installée à Salonique à partir du XVIIe siècle[3], marié à Adèle Bouvier, infirmière catholique née à Lyon en 1891, issue d'une famille savoyarde devenue française en 1860.

Nicolas Sarkozy naît le 28 janvier 1955 dans le 17e arrondissement de Paris. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2006) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remarie trois fois. De son deuxième mariage avec Christine de Ganay, il a deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquiers à New York.


Études et vie professionnelle
Ancien élève du lycée Chaptal (Paris 8e) qu'il a quitté pour redoubler sa sixième au Cours Saint-Louis de Monceau[4] situé rue de Monceau à Paris, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Sa famille s’installe à Neuilly sur Seine.

Étudiant à l’université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978 et effectue son service militaire à la base aérienne 117 (quartier Balard), dans le 15e arrondissement de Paris. Il appartient alors au Groupe rapide d'intervention chargé du nettoyage[5]. Il entre ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris dont il ne ressort pas diplômé. Selon Catherine Nay, cet échec serait dû à une note éliminatoire en anglais[6]. Il obtient en février 1980 un DEA en sciences politiques avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969.

En 1981, après avoir envisagé le journalisme, il obtient le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.

Il devient alors le collaborateur de l'avocat Guy Danet, puis l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet qui compte onze avocats spécialisés dans le droit immobilier. Cependant, considérant l'exercice de la profession d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il renonce à l'exercer pendant ses périodes d'activité gouvernementale[réf. nécessaire].

Il a été également président de l'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) entre le 1er avril 2005 et janvier 2007, et figure parmi les administrateurs de la Société d'économie mixte de Neuilly (Semine) basée à la mairie de Neuilly, qui gère des immeubles résidentiels [7]. Ainsi que membre honoraire du Rotary Club[8] de Neuilly et membre du club Le Siècle[9], réunissant des personnalités influentes de la « classe dirigeante » française.

Vie privée
Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico[10] et également nièce d'Achille Peretti, alors maire de Neuilly, ville dont il deviendra lui-même maire en 1983. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. Deux fils naissent de cette union, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1986).

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albéniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin. Ils entament bientôt une liaison cachée. En 1989, les deux amants quittent leurs époux respectifs et s'installent ensemble. Tandis qu'elle obtient le divorce en quatre mois, celui de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli n'est prononcé qu'au terme de huit ans de procédure[11]. Leur mariage a lieu quelques jours après, le 23 octobre 1996. Ils ont pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Leur fils, Louis, naît en 1997.

Après une première séparation temporaire en 2005, ils annoncent, dans un communiqué officiel de l'Élysée, le 18 octobre 2007, leur « séparation par consentement mutuel »[12], avant d'officialiser leur divorce par consentement mutuel.


Mariage avec Carla Bruni
Fin décembre 2007, Nicolas Sarkozy fait la connaissance de la chanteuse et ancienne mannequin Carla Bruni lors d'un dîner en ville, et des fiançailles ont lieu rapidement. Leur mariage est célébré le 2 février 2008 au palais de l'Élysée par le maire du 8e arrondissement de Paris, François Lebel[13], avec pour témoins Nicolas Bazire et Mathilde Agostinelli pour le marié, Farida Khelfa et Marine Delterme pour la mariée.


Procès suite à sa relation avec Carla Bruni

Publicité Ryanair (janvier 2008 - )
La compagnie de vols à prix réduits Ryanair a utilisé une photographie du couple non encore marié Nicolas Sarkozy - Carla Bruni, sans son autorisation, pour proposer des billets à prix réduits.

Sur cette publicité, on peut lire les pensées de Carla Bruni, un sourire rêveur aux lèvres : « Avec Ryanair, toute ma famille peut venir assister à mon mariage ». La publicité a été publiée par Le Parisien le 28 janvier 2008.

Nicolas Sarkozy a décidé de porter plainte contre la compagnie aérienne et d'agir dans le cadre d'un référé civil pour atteinte au droit à l'image hors consentement et à des fins publicitaires. Nicolas Sarkozy demandait un euro de dommages et intérêts, et l'interdiction de commercialiser cette image, sa compagne en réclamait 500 000 à titre de provision sur des dommages et intérêts ultérieurs.

Les cas du président et de l'ex-mannequin ne sont pas similaires. Pour cette dernière, « l'exploitation de son image est une partie de son activité professionnelle (...) Une photographie de Carla Bruni, c'est 500 000 euros », indique son avocat, Me Thierry Herzog[14]. Nicolas Sarkozy est soumis à l'immunité en tant que chef de l'État[J 1].

« Tout est donc mis en œuvre par l'Élysée pour que l'affaire Ryanair n'aille pas plus loin que le référé », explique Le Monde. Le tribunal de grande instance de Paris a accueilli la demande des plaignants en n'accordant toutefois que 60 000 € à Carla Bruni. Le juge des référés, Louis-Marie Raingeard, a estimé que la publicité « portait atteinte au droit à l'image » du couple car elle n'avait « pas été autorisée ». Pour Carla Bruni, le tribunal a estimé qu'en tant que mannequin, elle avait également subi « un dommage patrimonial et moral »[15].

la révolution lumineuse

Depuis plus d’un siècle, nous nous y étions habitué. Elle était présente partout : à la maison, au travail, dans les transports, dans la rue. Elle est aujourd’hui condamnée à disparaître de notre quotidien ! Elle, c’est la lampe à incandescence. La révolution du secteur de l’éclairage, public et privé, est en marche. Participons-y !


Nos vieilles ampoules à incandescence disparaîtront certainement d’une grande partie du monde dans les années à venir. Déjà, de Cuba à l’Australie, des Etats ont franchi le pas et se sont engagés à en interdire l’usage dans les cinq ans à venir. L’Union Européenne réfléchi actuellement aux modalités de son interdiction prochaine.

Il faut dire que les 11,5 milliards d’ampoules produites chaque année concourent grandement au changement climatique qui s'accélère en ce début de siècle. En effet, selon l’Agence Internationale de l’Énergie, l’éclairage pompe près de 20% de la production mondiale d’électricité, ce qui représente, en terme d’émission annuelle de dioxyde de carbone, 1.700 millions de tonnes de CO2 supplémentaires dans l’atmosphère.

Quelle alternative ?

Non, nous n’allons pas revenir à ses aïeules la bougie ou la lampe à graisse. Des sources lumineuses alternatives existent, pour la plupart depuis de nombreuses années, telles les lampes fluocompactes ou encore les diodes électroluminescentes (les LED – Light-Emitting Diode). Bien que de gros progrès restent à faire pour optimiser la consommation et donc le rendement lumineux de ces sources alternatives, leur évolution est actuellement rapide.

Les ampoules ''basse consommation'' ou lampes fluocompactes, malgré un coût unitaire à l'achat encore très supérieur (environ 8 fois) aux ampoules ''classiques'' à incandescence, sont, à l'utilisation, beaucoup plus rentables. Une lampe fluocompacte est une lampe qui fonctionne sur le principe de la luminescence, c’est-à-dire, à l'instar des tubes néons, qu’une décharge électrique traverse un gaz qui émet une lumière ultraviolette. En moyenne, il existe un facteur cinq entre la puissance électrique d'une lampe fluocompacte de même flux lumineux qu'une lampe à incandescence classique. Par exemple, une lampe fluocompacte de 11W a le même flux lumineux qu’une lampe ‘’classique’’ à incandescence de 60W.

Aujourd’hui encore, la lampe fluocompacte peine à s’imposer sur le marché de la lumière, et il n'est pas rare de voir les consommateurs lui préférer une ampoule traditionnelle ; essentiellement à cause du surcoût apparent des lampes à économies d'énergie. Pourtant ce préjugé ne résiste pas longtemps à l'épreuve du coût comparatif. En effet une ampoule de 720 lumen éclairée 8h/jours consomme par an (soit 2920 heures) 17,50€ si elle est à incandescence (60 W) contre seulement 3,20€ si elle est à économie d'énergie (11 W). Il faut également prendre en compte que l'on aura besoin de trois ampoules à incandescence car leur durée de vie moyenne est d'environ 1.000 heures, contre environ 6.000 heures pour une lampe fluocompacte. Après un rapide calcul, il est évident de constater que le surcoût d'achat de la lampe fluocompacte est très rapidement amortit.

Si le coût à l’achat des lampes fluocompactes est si disproportionné comparé aux ampoules à incandescence, c’est essentiellement dû à l’oligopole dans le secteur des sources de lumière. Les trois premières entreprises (Philips, General Electric et Osram) se partageant près de 90% du marché, elles s’arrangent pour peser de leur poids sur le cours de la lumière industrialisée.

Dans ce premier temps du changement, optons tous, dès aujourd’hui, pour ces lampes à basse consommation. Les LED viendront prochainement parfaire la révolution lumineuse. Ces composants électroniques ont en effet tous les caractères de la lumière du futur : ils sont peu consommateur d’énergie (environ 1W) ; leur durée de vie, d’environ 100.000 heures, permettrait de n’en changer que tous les 35 ans (à raison d’une consommation quotidienne de 8 heures); et leurs très petites dimensions est une base de créativité et de déclinaison des usages quasi infinie. L’oligopole a, malheureusement pour le consommateur, flairé la bonne affaire et investit dans ces technologies pour contrer les spécialistes des LED telle l’entreprise nipponne Nichia qui a récemment mis au point une LED à lumière blanche.

Prochainement pour nos écrans, les diodes organiques

Aujourd’hui, les LED sont utilisés pour l’éclairage automobile, notamment pour les feux arrières, et l’éclairage public, tels les feux tricolores grenoblois ou l’éclairage nocturne du Buckingham Palace à Londres. Demain, la génération des OLED, diodes électroluminescentes organiques, composées d’atomes de matériaux organiques comme le carbone, permettra la fabrication de surfaces lumineuses fines et souples… Imaginez juste quelques secondes les possibilités offertes par ce matériau.

La révolution lumineuse est en marche. Agissons dès aujourd’hui. Modifions nos comportements de consommateurs et d’utilisateurs de lumière. Première étape : recyclons nos désormais désuettes ampoules à incandescences et éclairons nous aux fluocompactes tout en maîtrisant notre consommation de lumière en ne laissant pas de lampes inutilement allumées.

vendredi 16 janvier 2009

Le monde virtuel peut aider à soigner : vers une collaboration entre médecine et géomatique?

Dans article récent intitulé "Le virtuel soigne pour de vrai"(n1) on apprenait que la médecine fait appel de plus en plus souvent à l'immersion dans la réalité virtuelle de certains patients. On connaissait déjà comment la réalité virtuelle permet de préparer des opérations de chirurgie.

Aujourd'hui cette autre discipline de la cybermédecine s'occupe de patients souffrant de certains troubles mentaux (phobies, autisme, troubles de l'imagerie mentale ou de l'image du corps) mais aussi de personnes âgées ayant déjà fait des chutes ou encore pour rééduquer des membres déficients ou pour soigner d'acouphènes. Ainsi certains patients qui ne peuvent plus sortir de chez eux depuis des mois, souffrant de certains formes d'agoraphobie, ont montré de réels et rapides progrès après une phase de ré-apprentissage du monde réel grâce à la réalité virtuelle. En France, à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux, l'immersion dans la réalité virtuelle sert les médecins à affiner leur diagnostic sur les troubles dont souffrent certains de leurs patients. A Paris, c'est à l'hôpital de Pitié-Salpêtrière que le professeur Roland Jouvent, psychiatre et par ailleurs directeur du laboratoire du CNRS "Emotion", traite un tiers de ses patients en recourrant à la réalité virtuelle et parfois, de façon complémentaire, à certains jeux vidéos. Tous les psychiatres ne reconnaissent pas les bienfaits de la réalité virtuelle. Pour les plus sceptiques, cette thérapie n'agit que sur les symptômes et pas sur les causes. Néanmoins, ce sont aujourd'hui une dizaine de centres médicaux qui se sont équipés et conduisent des recherches dans ce domaine. Au Québec, c'est le laboratoire de cyberpsychologie de l'Université de Gatineau qui met au point les univers virtuels utilisés par les cliniques spécialisées dans les troubles anxieux.

La réalité virtuelle est un domaine avec lequel la géomatique flirte de plus en plus. Certains en font même un argument de vente, mettant en avant l'intérêt de pouvoir naviguer en 3D dans les mondes réels numérisés et reconstitués à l'aide d'images satellites, de photographies aériennes, de cartes et de bâtiments modélisés.

Mais au fait qu'est-ce que la réalité virtuelle ?

Le site de l'AFRV (n2) indique que "La finalité de la réalité virtuelle est de permettre à une personne (ou à plusieurs) une activité sensori-motrice et cognitive dans un monde artificiel, créé numériquement, qui peut être imaginaire, symbolique ou une simulation de certains aspects du monde réel." Le plus difficile dans les étapes de construction d'un monde virtuel interactif et en temps réel consiste dans la modélisation, la numérisation et le traitement informatique du monde virtuel. Dans certains cas, le monde réel est associé avec un monde virtuel. Cela s'appelle la "réalité augmentée".

mercredi 14 janvier 2009

L`environnemt en france

L’invention de l’environnement en France


L’invention de l’environnement en France est un livre passionnant ! Non seulement pour sa trame centrale — la naissance de « l’environnement » à la fin des années soixante — mais aussi pour la réflexion méthodologique qui l’accompagne. Partant du constat que l’environnement, malgré son importance, reste le « parent pauvre de l’action publique », Florian Charvolin souhaite comprendre l’origine d’une telle faiblesse institutionnelle. Si l’on n’est guère intéressé par la socio-génèse de ce concept, la présentation du protocole d’enquête mené par l’auteur est une source d’inspiration et de réflexion impressionnante. Arrêtons-nous un instant sur cette dimension, avant que de présenter la question de l’institutionnalisation.

2 L’auteur est chargé de recherches au Centre de Recherches et d'études Sociologiques appliquées de la Loire (Cresal-Cnrs, Saint Étienne). Inspirée par la sociologie de l’innovation, fécondée par l’approche anthropologique, sa méthodologie est une donnée fondamentale pour la compréhension de la notion même d’environnement. L’auteur procède à une réflexion sur les mécanismes de construction de l’environnement comme domaine ministériel. Ce faisant, il est amené à faire régresser l’analyse vers la phase amont (la fin des années 1960) du travail d’institutionnalisation. Il cherche à comprendre comment s’élaborent les sphères d’influences autour du thème de l’environnement, comment se délimite son champ d’intervention, bref, comment on décide finalement de créer un « ministère de l’environnement ». Pour réaliser ce projet, il va méticuleusement interroger les sources bibliographiques (chapitre 1), les rapports (chapitre 2) et les archives (chapitre 3) construits, élaborés et justifiés par les principaux acteurs de cette institutionnalisation1. Prenons l’exemple du travail de construction de l’organigramme (chapitre 5) de ce ministère de l’environnement qu’il convient de construire. Derrière la valse-hésitation des organigrammes, F. Charvolin donne à voir l’envers du décor de la décision publique : entre déclaration tonitruante et enchevêtrement des intérêts corporatistes (de nombreuses remarques pertinentes sur la querelle en légitimité des grands corps de l’Etat pour assurer leur prééminence…), entre arbitrage hiérarchique et petits arrangements entre faux-amis, on est saisi par l’importance considérable de ces orchestrations souterraines soudain révélées par la juxtaposition des organigrammes. Loin d’aboutir à une vision désenchantée des mécanismes de construction des politiques publiques, l’auteur nous offre au contraire une défense et illustration de la capacité de certains acteurs clés à peser sur les orientations générales. Bien évidemment, le ballet des organigrammes montre qu’au que finalement, la représentation donnée est nettement moins ambitieuse qu’à son origine, mais qu’elle préfigure bien de la manière dont est perçu l’environnement : un domaine résiduel de l’action publique, soumis à une vision technicienne.

1 L’annexe méthodologique (pp. 115-127) offre de (...)

3 Venons-en à la trame centrale du livre : comment les conditions originelles de la création de ce ministère vont-elles constituer le cadre de référence de la notion de l’environnement en France ? L’étude documentaire et aussi langagière (à travers les nombreux entretiens réalisés) rendent compréhensible l’élaboration des représentations qui vont légitimer le domaine d’intervention de ce ministère. Comment le dénommer ? Quelles frontières lui octroyer, au moins dans l’esprit de ses principaux protagonistes ? Comment ensuite parvenir à obtenir l’accord et le soutien des principaux acteurs gouvernementaux ?

4 F. Charvolin montre le rôle fondamental d’une poignée d’individus2, qui, parce qu’ils proviennent des cénacles institutionnels, réussissent à porter sur les fonts baptismaux cette structure. Mais son « institution est technocratique », loin de toute considération sociale ; les mouvements sociaux de l’environnement sont encore faibles à cette époque, et très fortement influencés par la logique scientifique dans leur rapport à la nature et non à l’environnement. Quant aux mouvements de l’écologie politique, ils sont inexistants. Le terme même —environnement— apparaît, dans un sens relativement actuel, à l’extrême fin des années soixante1960. Plus précisément, il concerne les « nuisances » et les « pollutions », c’est-à-dire l’ensemble des conséquences négatives du système industriel et technique des Trente glorieuses. Encore convient-il de savoir que nuisances et pollutions « n’ont pas non plus de consistance sémantique très claire avant 1964 ». L’analyse, approfondie, de F. Charvolin,l’auteur détaille toutes les incertitudes sémantiques et donc conceptuelles qui entourent la naissance du mot « environnement » et par conséquent, de son champ d’intervention, à la fois symbolique et politique. Le langage fait partie de ce récit constitutif de l’identité des acteurs qui vont construire l’espace nominal de ce concept.

2 Voir la composition de l’équipe coordonnée par (...)
5 Avant d’instituer une politique publique, il convient de « normaliser le vocabulaire », autrement dit, lui donner une signification acceptable —pour les protagonistes possédant suffisamment de pouvoir pour lui donner vie — mais aussi pour l’opinion publique. L’auteur montre, à travers l’étude des bibliographies construites ou utilisées à l’époque, combien la constitution de l’environnement résulte d’une « hybridation des connaissances mobilisées » (p. 26). Loin de manquer de sens, la « composition » de l’environnement résulte « d’une affaire de composition, l’étendue de sa signification étant en prise directe avec les problèmes de société controversés » (p. 30). La construction d’un ministère de l’environnement ne va donc pas de soi, pas plus qu’une prise en charge de cette problématique par les autorités publiques de l’époque. F. Charvolin met en avant tout le travail performatif réalisé par les promoteurs techniques de cette notion, à la fois sur le plan du langage, mais aussi des récits constitutifs 3(le parc de la Vanoise par exemple) ou bien encore sur la hiérarchie des « mesures » (chapitre 4) à prendre. C’est ainsi que le premier programme d’action de ce ministère — « les 100 mesures » — décidé au tournant de l’année 1970 marque tout autant « la standardisation d’un sens commun de la notion d’environnement » (p. 66) qui se construit essentiellement à partir d’un travail qui « décompose l’environnement en termes clés dont l’énumération conduit à présenter l’environnement comme un ensemble de compartiments : une série ouverte de composantes. » (p. 69). Bien mieux. L’environnement ne se conçoit alors qu’en fonction de son « opérationnalisation » : « au sens de restauration de ses référents concrets, en relation avec leur inscription dans un cadre d’action. » (p. 77) Comment s’étonner de l’évaluation que l’auteur porte sur ces 100 mesures : « Leur pertinence a été obtenue pragmatiquement. Les mesures étaient toutes des cotes mal taillées analytiquement, dont la pertinence était de l’ordre du proche et de la proximité dans la coordination entre les acteurs, permettant d’outre-passer les différences statutaires et les circuits hiérarchiques. » (p. 108). Le tableau n’a sans doute pas, aujourd’hui, beaucoup changé…

3 « La défense de la défense de la Vanoise » (...)

6 L’environnement, si l’on tente de prolonger l’analyse de F. Charvolin, ne peut se concevoir que comme une problématique segmentée en différentes composantes qui permettent une gestion effective, sous forme d’actions ponctuelles, délimitées, permettant aux acteurs publics de mobiliser leur savoir professionnel. L’environnement n’est donc pas définit conceptuellement à travers ses caractéristiques globales, notamment par les interactions entre les milieux naturels et humains. Pourtant, saisir ces interactions permet de lui sens, consistance et de comprendre les controverses qu’elles génèrent.

7 La catégorisation administrative précède la création de ce ministère de l’environnement et lui donne ses priorités d’actions à travers l’élaboration d’une série de mesures singulières ; mais elle ne s’interroge aucunement —certes, il y a eu quelques tentatives en ce sens, mais l’autorité politique a tôt fait de rappeler à l’ordre les principaux protagonistes — sur la dimension systémique de cette notion d’environnement. L’environnement résulte d’une vision restrictive de son champ d’action. Les raisons conjoncturelles l’expliquent (concurrences entre les administrations) bien évidemment ; mais tout l’intérêt de l’étude de F. Charvolin est de montrer que les structures cognitives des acteurs centraux étaient façonnées par une représentation essentiellement technicienne de l’environnement.

L`environnemt en france

L'environnement en France se caractérise désormais par une pollution diffuse et globale
POLLUTION - Actu-Environnement.com - 18/10/2006

Selon la quatrième édition du bilan « l'environnement en France » de l'IFEN, les pollutions accidentelles et ponctuelles sont mieux maîtrisées. Les pressions sur l'environnement sont désormais diffuses et impactent plusieurs secteurs à la fois.

Depuis maintenant plus de 10 ans l'Institut Français de l'Environnement (IFEN) publie tous les quatre ans un bilan complet de l'état de l'environnement en France. Présentée hier par l'institut et le ministère de l'écologie et du développement durable (MEDD), la quatrième édition révèle que des résultats réels même s'ils sont perfectibles ont été obtenus en ce qui concerne les sources de pollution ponctuelles et localisées dans le domaine de l'eau et de l'air notamment. Par exemple, les mutations industrielles et les progrès technologiques ont contribué à limiter les rejets de l'industrie et sa consommation de ressources. Ses prélèvements en eau diminuent régulièrement depuis trois décennies. La quantité de déchets non dangereux qu'elle produit est en voie de stabilisation. Ses émissions d'oxyde d'azote ont diminué de plus de moitié en 30 ans et celles de dioxyde de soufre de plus de 87%. Par ailleurs, dans les cours d'eau, les pollutions organiques liées aux rejets des stations d'épuration urbaines ont sensiblement baissé depuis une vingtaine d'années même si on ne constate plus d'amélioration ces quatre dernières années, notamment pour les matières phosphorées et organiques.

L'enjeu est donc désormais du côté des sources diffuses, celles qui nécessitent l'adhésion de chacun dans ses choix individuels pour se déplacer, consommer, se chauffer, se loger ou celles qui sont rattachées aux politiques nationales. Selon la Ministre de l'écologie, Nelly Olin, nous devons aujourd'hui faire face à des problématiques moins visibles et plus insidieuses. Les milieux naturels subissent une multiplicité d'agressions qui, additionnées, les dégradent partout, explique-t-elle. Ainsi, l'environnement n'est plus l'affaire de quelques secteurs ciblés. C'est pourquoi dans cette nouvelle édition, l'IFEN met en avant de nouveaux thèmes plus globaux tels que le changement climatique, la consommation des ressources non renouvelables, l'érosion de la biodiversité, la relation santé/environnement ou encore la pression accrue des ménages.
Ainsi l'étude met en évidence que le changement climatique est sorti des instances scientifiques pour entrer dans le débat public. Avec une augmentation moyenne de 0,9°C au cours du 20e siècle, la France n'y échappe pas. Le pays a rejeté dans l'atmosphère 563 millions de tonnes de CO2 en 2004. Depuis 1990, les responsables de ces émissions ne sont plus les mêmes. Désormais ce sont les secteurs des transports, du résidentiel et du tertiaire qui sont à l'origine de 45% des émissions de GES. Même si les émissions des transports qui n'avaient cessé d'augmenter durant la dernière décennie tendent à se stabiliser depuis 2002, les émissions de l'habitat et du tertiaire continuent leur progression et constituent de ce fait un défi majeur à relever pour les prochaines années. Surtout que la France s'est engagée à maintenir sur la moyenne 2008-2012 ses émissions de GES à leur niveau de 1990 dans le cadre du protocole de Kyoto. Selon l'IFEN, les émissions de GES sont déjà inférieures à cet objectif depuis 2000 et la France s'oriente vers une économie plus éco-efficace où la croissance économique est découplée des émissions de GES. Le pays est déjà peu émetteur de CO2 par unité de PIB du fait de son énergie nucléaire et hydraulique, des améliorations techniques des grands émetteurs et de l'évolution de sa structure économique du pays au profit du secteur tertiaire.
Cependant pour atteindre l'objectif « facteur 4 », soit une réduction par quatre des émissions de GES d'ici 2050, l'IFEN rappelle qu'il va falloir aller plus loin et s'interroger sur les modes de consommation et de production. Depuis cinq ans, la consommation d'énergie est quasiment stable mais reste élevée. Même si la France est le premier producteur d'énergies d'origine renouvelables avec l'hydraulique en Europe, celles-ci ne représentent que 5,61% de la consommation. Les énergies fossiles ont encore une très grande importance dans le secteur des transports et de l'habitat. Toutefois, la notion de limitation des ressources semble se faire une place dans les discours politiques tandis qu'avec l'essor de nouvelles puissances économiques mondiales les tensions s'accentuent sur le marché international.
Malgré tout, dans les faits, la consommation de ressources annuelles par habitant, toute matière confondue, estimée à 14,9 tonnes en 2001, n'a que peu varié au cours des décennies. Ce qui n'est pas produit sur le territoire national est importé d'un autre pays et de plus en plus sous forme de produits manufacturés. La valorisation des déchets et l'introduction de matières recyclées permettent toutefois de limiter les ponctions sur les ressources naturelles mais leur taux d'utilisation en France a tendance à fléchir. En effet, la réutilisation des métaux est en recul et la filière des plastiques peine à se développer.

La ressource en eau est quant à elle toujours autant sollicitée. En 2001, 34 milliards de m3 d'eau ont été prélevés dont 82% en eaux superficielles. Selon l'IFEN, les prélèvements de l'industrie ont nettement diminué depuis les années soixante-dix, ceux de l'alimentation en eau potable continuent à augmenter même si leur croissance a fortement ralenti ces dernières années. Il n'est en revanche pas possible de dégager facilement des tendances pour l'irrigation.

Par ailleurs, l'étude de l'IFEN pointe du doigt l'artificialisation progressive du territoire et la consommation des espaces naturels et agricoles. Même si la France a une densité relativement faible par rapport à ses voisins d'Europe du Nord, la pression sur l'espace augmente plus vite que la population. L'artificialisation grignote 60.000 ha chaque année et les zones artificielles couvrent désormais 8 % du territoire. À ce propos, la Ministre a annoncé la création d'un groupe de travail dédié à la reconquête du territoire périurbain.

Enfin, l'étude rappelle que l'érosion de la biodiversité est un enjeu d'importance mondiale. Par la diversité de ses territoires d'outre-mer et la position de carrefour biogéographique de la Métropole, la France possède une très grande richesse d'habitats. Selon l'Union mondiale pour la nature (UICN), 38 % des espèces de poissons d'eau douce, par exemple, sont endémiques en Guyane. Mais comme les autres pays, la France est confrontée à l'érosion de la biodiversité et de par sa présence sur plusieurs continents, sa responsabilité patrimoniale est particulièrement forte. Sous les fortes pressions anthropiques directes ou indirectes, les habitats se banalisent, se réduisent et se fragmentent. Des espèces animales et végétales sont menacées comme 14 % des vertébrés et de 6 % des plantes supérieures. Par ailleurs, des espèces aujourd'hui banales (oiseaux, insectes, plantes, poissons) pourraient demain devenir rares. Ainsi, au cours des quinze dernières années, les populations d'oiseaux communs des milieux agricoles ont connu un recul de 27 %.
Si certaines espèces régressent, à l'inverse, d'autres prolifèrent : des espèces, autochtones ou exotiques, peuvent devenir envahissantes et provoquer une chute de la diversité biologique. En entrant en compétition avec d'autres espèces, elles peuvent modifier le fonctionnement écologique des écosystèmes colonisés. Par exemple, les zones humides d'importance majeure sont perturbées par 25 espèces ou groupes d'espèces végétales ou animales.

Ce quatrième bilan met donc en évidence des progrès mais aussi des problèmes émergents et diffus que vont devoir prendre en compte les politiques nationales. D'ailleurs, la ministre a souhaité rappeler les grands projets engagés par le gouvernement : loi sur l'eau, plan national santé/environnement, biocarburants… Le rendez-vous est fixé dans quatre ans dans le prochain bilan de l'IFEN pour voir quels seront les effets réels de ces dispositions.

F.LABY

Ça existe?La realité virtuelle

Ca existe ? La réalité virtuelle
En dépit des fantasmes qu'elle inspire au cinéma, la réalité virtuelle connaît un champ d'application encore très limité. (Jeudi 14 mars 2002)

Au sommaire de Ça existe ?

Il y a quelques années, la réalité virtuelle faisait encore partie du domaine du rêve. Depuis Tron en 1982, en passant par Matrix ou encore eXistenZ plus récemment, le cinéma a largement exploité cette idée qui trouve ses racines dans la littérature… on se rappelle notamment des projections sensorielles décrites par Huxley dans le Meilleur des Mondes. Premières sociétés à se plonger dans l'aventure au début des années 1990 : les constructeurs Sega et Nintendo qui tentent de mettre au point une nouvelle génération de jeu... aux côtés de quelques start-up de la Silicion Valley.

Une origine largement universitaire
Mettre un casque, chausser une paire de gants et brancher éventuellement quelques émetteurs sensoriels. Et c'est parti ! Dans les années qui suivent, les instituts universitaires entre dans la danse avec la concrétisation de plusieurs expériences pilotes.
Parmi eux figurent notamment le Virtual Reality Laboratory de l'Université de l'Illinois ou encore l'Hit Lab (Human Interface Technology Lab) de l'Université de Washington. En France, les recherches les plus avancées dans ce domaine sont orchestrées par l'INRIA (Institut National de la Recherche et Informatique et en Automatique). L'organisme érige dès 1999 la réalité virtuelle au rang de ses cinq principaux sujets d'étude. Objectif affiché : construire des plates-formes regroupant analyse et synthèse d'images en vue de développer des simulations temps-réel et des interactions sensorielles. Côté formations, quelques écoles françaises, telle que l'ENSAM Bourgogne (Chalon-sur-Saône) ou encore l'ENIB (Ecole Nationale d'Ingénieurs de Brest), se sont également lancées dans la course.

Quelles ont été les leçons tirées de l'époque des pionniers ? La nécessité d'enrichir une approche purement technique d'éléments liés à la neurophysiologie et la psychologie. Et ceci afin de créer les conditions humaines de l'interaction avec un univers virtuel. En effet, la conception d'un tel monde et de son système d'appréhension nécessite avant tout de comprendre les mécanismes de la vision et du toucher.

La réalité virtuelle au service de la simulation
Depuis déjà quelques années, certains secteurs s'attellent à la mise en oeuvre de systèmes de réalité virtuelle. Dans le domaine de la conception industrielle, c'est notamment le cas du projet perfrv, mais également de la Nicéphore Cité. Soutenu par la communauté d'agglomérations Chalon-Val de Bourgogne, son centre des arts et technologies de l'image a construit une plate-forme de prototypage, intermédiaire entre la recherche et le produit, permettant de se plonger dans un univers virtuel. Au delà de cet exemple, la réalité virtuelle trouve également des applications dans l'architecture ou encore dans l'automobile et la médecine -avec la simulation d'opérations chirurgicales en particulier.

Côté fournisseurs, les premiers acteurs font leur apparition parallèlement : les britanniques Superscape ou Division (Parametric Technologies) et l'américain Sense8 (EAI) feraient partie des principaux, selon l'INRIA. Pionnier et grand gagnant sur ce segment, le constructeur américain SGI (Silicon Graphics) serait devenu au fil des années un point de passage obligé pour tous les projets. En France, quelques sociétés sont également en train d'émerger. Aux côtés de Medialab, on compte notamment Communications & Systems (ex CISI), Syseca (groupe Thomson-CSF) ou Data Proxima (filiale de Cogema), ainsi que plusieurs grands comptes comme Aerospatiale Matra, EDF ou la SNCF. Pour l'heure, la réalité virtuelle reste donc encore l'apanage des laboratoires de recherche et de certaines grandes sociétés, qui l'utilisent pour des tâches le plus souvent liées à la simulation. La relève du "Home Cinema" par le "Home Virtuel" n'est pas pour demain matin.

Realité virtuelle

Réalité virtuelle

À l’aube du nouveau millénaire, la réalité virtuelle, c’est-à-dire la simulation par ordinateur d’un environnement visuel, révolutionne la façon dont nous voyons, percevons et analysons le monde qui nous entoure. Des balbutiements de la représentation tridimensionnelle au siècle dernier jusqu’aux jeux vidéo interactifs d’aujourd’hui et aux multiples applications pratiques de cette technologie en constante évolution, nous avons été transportés dans de riches mondes virtuels où les connaissances sont beaucoup plus faciles à acquérir pour l’esprit humain. Toutefois, il faut garder à l’esprit que l’utilisation des jeux basés sur la réalité virtuelle tridimensionnelle peut comporter des risques pour la santé.


Réalité virtuelle tridimensionnelle

Imaginez que vous puissiez entreprendre un voyage dans le corps humain et ses organes, marcher à côté d’un brontosaure ou filer à vive allure à travers le système solaire. Dans l’univers tridimensionnel de la réalité virtuelle (RV), tout cela est possible et même plus, grâce à une technologie qui remonte à 1838! Eh oui, c’est en 1838 que Sir Charles Wheatstone a inventé le stéréoscope, une populaire visionneuse tridimensionnelle. Fait de bois et de métal, cet appareil comportait des lentilles inclinées et un porte-cartes adaptable à l’avant. Les cartes stéréographiques sont constituées de deux images placées côte à côte représentant le même objet tel que vu, à angles légèrement différents, par chacun des deux yeux. Lorsqu’on regarde dans la visionneuse, on a l’impression de voir l’objet en trois dimensions parce que les images envoyées au cerveau y sont fusionnées, créant ainsi l’illusion de la profondeur.


Aujourd’hui, la technologie de la RV tridimensionnelle mise en application dans le visiocasque, ou casque HMD (Head Mounted Display), est fondée sur les mêmes principes. À l’intérieur du visiocasque, deux écrans d’ordinateur sont placés à des angles légèrement différents devant les deux yeux. Le résultat obtenu n’est pas seulement une vision en trois dimensions mais l’impression d’être transporté dans un autre univers!

Les environnements virtuels exploitent la puissance de l’ordinateur et présentent des données encyclopédiques, des animations et les caractéristiques tridimensionnelles de la réalité. La pratique des jeux d’arcade basés sur la RV est plus excitante et fait davantage appel à nos facultés que les simples jeux vidéo sur écran parce que la majeure partie de notre cerveau participe activement à la production d’une illusion sensorielle totale.


Les jeux basés sur la RV actuellement sur le marché permettent une reproduction de l’ambiance sonore et comprennent une manette de jeu ou un dispositif de pointage quelconque. Mais les gants permettant de simuler la sensation du toucher et de suivre le mouvement seront offerts avec la deuxième génération de ces produits. Lorsque nous voyons en trois dimensions et que tous nos sens participent, nous apprenons davantage et mieux.



Dans les simulations visant la formation, la recherche ou une simple démonstration, la RV nous permet de visualiser et de manipuler des données extrêmement complexes et d’interagir directement avec des ordinateurs d’une manière révolutionnaire.


Les applications de la RV sont en pleine expansion. Les architectes peuvent inviter leurs clients à visiter des édifices avant leur construction. Dans le domaine de l’automobile et de l’aviation, les ingénieurs utilisent la RV dans la conception des moteurs et des pièces, réduisant ainsi les essais. Les travailleurs peuvent employer la même technologie pour s’entraîner avant de commencer à se servir d’une nouvelle machine, ce qui gagne du temps sur la chaîne de fabrication. La RV peut également être utile en téléconférence, en chirurgie virtuelle ou pour simuler des exercices militaires. Enfin, les personnes ayant une incapacité peuvent utiliser la RV pour interagir, à l’intérieur d’un univers virtuel, avec des gens physiquement aptes.

L`astronomie à l`honneur en 2009

L’astronomie à l’honneur en 2009
par Dominique Raizon (avec AFP)

Article publié le 14/01/2009 Dernière mise à jour le 14/01/2009 à 14:58 TU

«L'Univers, découvrez ses mystères» : une célébration de l' astronomie, qui commémore le début de l'utilisation d'une lunette astronomique par Galilée en 1609, verra la participation de plus de 130 pays. « L'année mondiale de l' astronomie n'a pas vraiment de but scientifique », a souligné Françoise Combes, astronome du Laboratoire d'étude du rayonnement et de la matière en astrophysique (LERMA) ; son objectif est davantage de susciter l’intérêt des jeunes pour les carrières scientifiques et d’inciter à « regarder le ciel. ». Coup d’envoi de cette Année mondiale de l’astronomie les 15 et 16 janvier 2009.
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(Crédit : Nasa)

Quelque 600 participants, dont des prix Nobel et environ 200 jeunes étudiants venant de plus de 100 pays fêtent jeudi l'ouverture d’une année placée sous les auspices des Nations Unies, de l'Unesco et de l'Union astronomique internationale (UAI).

Lancement de 2 satellites européens d'observation de l'Univers

Tout le long de l’année le calendrier est chargé en manifestations : animations, colloques, conférences, enseignement et formation, expériences, expositions. Au printemps, début avril (du 2 au 5), sera ainsi lancé 100 jours d' astronomie, un événement mondial comprenant des observations, des ateliers ludiques, des conférences et des projections d'émissions en direct depuis les grands observatoires internationaux. Et, à l'automne, les Nuits galiléennes commémoreront le 400ème anniversaire de l'observation du ciel par le mathématicien italien. Près de 200 sites équipés de télescopes seront ouverts au public à cette occasion.

Le point d'orgue de l’année reste le lancement attendu en avril de deux satellites scientifiques européens d'observation de l'Univers, le télescope spatial Herschel et l'observatoire Planck, dont l'envoi était à l'origine prévu en 2008. Positionnés à 1,5 million de kilomètres de notre planète, ils observeront entre autres la formation des étoiles et des galaxies pour Herschel et les champs de radiations cosmiques "fossiles" pour Planck. Ils devraient ouvrir de nouvelles fenêtres sur l'Univers, 400 ans après la découverte des satellites de Jupiter par Galilée qui a pu ainsi montrer que dans le système solaire, la Lune n'était pas le seul astre qui ne tourne pas autour du Soleil.

Le sucre lié au cancer du sein

Le sucre lié au cancer du sein
NOUVELOBS.COM | 30.11.1999 | 00:00
Une alimentation trop riche en sucre favoriserait les risques de développer un cancer du sein chez les femmes ménopausées.


Un extrait de la campagne de dépistage du cancer du sein (c) Florian Launette
L'association positive entre l'obésité et le cancer du sein post ménopausique a été attribuée, en partie, au fait que les œstrogènes, un facteur de risque de cancer du sein, est synthétisé dans les tissus adipeux. L'obésité est également associée à des niveaux élevés d'insuline (hyperinsulinémie), une hormone régulant le taux de sucre dans le sang mais qui a aussi une fonction d’hormone de croissance ce qui peut lui conférer un rôle dans l’apparition ou la croissance de certains cancers. Sa production augmente avec la consommation d’aliments sucrés en trop grande quantité.

Toutefois, aucune étude n’a jusqu’à présent évalué l’effet de l’insuline sur le cancer du sein indépendamment des autres facteurs de risques, obésité et hormonothérapie substitutive principalement. C’est désormais chose faite avec cette enquête portant sur plus de 93000 femmes et publiée dans le Journal of the National Cancer Institute.

Les résultats rendent bien compte d’un lien entre taux d’insuline élevé et risque de cancer du sein. Les données suggèrent même que l’hyperinsulinémie peut être considérée comme un facteur de risque à part entière. D’après les scientifiques, cette découverte expliquerait pourquoi les femmes ménopausées atteintes d’obésité ont plus de risques d’avoir un cancer du sein. Les taux d’insuline élevés associés à une plus forte production d’œstrogène dans les tissus adipeux expliqueraient cette tendance.

Avec plus de 40 000 nouveaux cas par an en France, le cancer du sein représente la première forme de cancer chez la femme et aussi la première cause de mortalité par cancer. Les spécialistes estiment qu’une femme sur huit sera touchée par cette pathologie au cours de sa vie et plus particulièrement après la ménopause. Il faut noter que depuis quatre ans le nombre de nouveaux cas est en légère baisse, un résutat attribué à l'arrêt de la thérapie hormonale substitutive [Lire]. Ces résultats sont d’autant plus encourageant que la généralisation du dépistage et l’amélioration des techniques d’imagerie auraient du conduire à la détection de beaucoup plus de cancers.A partir de cinquante ans, la sécurité sociale recommande en effet un contrôle mammographique tous les deux ans afin de dépister l’apparition de lésions tumorales. Cet examen est pris en charge à 100%.

mardi 13 janvier 2009

Technologie

Gadget pour Geek
NOUVELOBS.COM | 24.12.2008 | 11:40





La société Stancom commercialise depuis quelques années des adaptateurs permettant d’installer deux cartes SIM dans un téléphone portable. Elle innove cette fois, toujours dans le domaine de la téléphonie, en proposant une caméra de surveillance munie d’un emplacement destiné à recevoir une carte SIM.

Installée dans une pièce, la caméra de surveillance se déclenche dès qu’elle détecte un mouvement ou une intrusion, elle capture alors quelques images (entre trois et 8) et les envoie instantanément par MMS sur un mobile ou à une adresse mail. A condition bien-sûr d’avoir un téléphone et un abonnement supportant ce genre de format ainsi qu'une carte SIM active dans la caméra (une carte prépayée suffit puisqu’il ne s’agit que d’envoyer des messages).

La caméra est relativement simple à paramétrer. Il suffit d’installer la carte Sim et d’attribuer un numéro d’alerte. Elle est munie d'un détecteur de mouvement et d'une vision infrarouge et peut également être reliée avec tous les détecteurs qui fonctionnent sur une gamme de fréquence comprise entre 315 et 433 MHz (détecteur de fumée, d’ouverture de porte…)

Cette caméra peut également être contrôlée à distance via des textos. L’utilisateur a ainsi la possibilité d’activer une fonction audio en appelant le numéro attribuée à la SIM de la caméra. Reliée au secteur, elle dispose d’une batterie rechargeable assurant 24 heures d’autonomie en cas de coupure de courant.

Technologie

DivX passe à la HD
NOUVELOBS.COM | 07.01.2009 | 11:32
La septième version du célèbre codec DivX est disponible en téléchargement pour les PC sous Windows. Elle permet la lecture et l’encodage des vidéos HD.





DivX 7 est un algorithme de compression-décompression (Codec) basé sur la norme H.264, encore appelée MPEG-4 AVC (Advanced video coding), devenue un standard en matière de haute définition. Elle est utilisée notamment par les lecteurs et dvd Blu-Ray ou par la TNT-HD et permet la diffusion de vidéos 1080p correspondant à une image d'une définition de 1 920 × 1 080 pixels.

La nouvelle version du DivX player est disponible depuis mardi sur internet pour les PC sous Windows, les déclinaisons pour Mac et linux ne devraient pas tarder. Outre le passage à la norme H.264, le player intègre plusieurs améliorations intéressantes. Il peut ainsi lire les fichiers au format MKV (matroska), un conteneur vidéo qui permet de mixer plusieurs pistes audio et sous-titres avec une piste vidéo. Coté sons DivX 7 supporte les formats Mp3 et AAC.

Disponible en version gratuite avec le codec et le lecteur, le logiciel complet avec l’encodeur coute un peu plus de quinze euros sur le site de l’éditeur. Cette sortie s'accompagne d’un programme de certification DivX Plus, que les constructeurs pourront apposer sur les lecteurs compatibles (platines dvd, téléphones, caméscopes…).

Le logiciel DivX a été créé par un français, Jérôme Rota, à la fin des années 90. Dès le début des années 2000 il a connu un succès planétaire à cause de son utilisation pour copier et distribuer des films extraits de DVD sur les réseaux d’échanges peer-to-peer.

la science et la technologie en france

La science et la technologie sont portées actuellement par un essor économique fort, par des révisions stratégiques globales liées à la fin de la guerre froide et à la mondialisation de l'économie et, surtout, par des découvertes majeures dans les sciences et techniques de l'information et de la communication, dans les sciences de la vie, et également dans les sciences des matériaux.

Dans ce paysage très évolutif, le gouvernement français, à l'occasion du Comité interministériel de la recherche scientifique et technique du 15 juillet 1998, a retenu la proposition du Ministre de l'Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie de confier à l'Académie des sciences le soin d'établir un rapport sur l'état de la science et de la technologie en France.
Ce rapport est la synthèse de 11 rapports thématiques qui ont été remis le 27 juillet 2000.

Le rapprochement des disciplines et des techniques scientifiques dans l'abord des problèmes et l'étude des systèmes complexes devrait inciter à ce qu'un accent plus net soit mis sur des projets pluridisciplinaires développés de concert entre plusieurs organismes de recherches ainsi qu'avec des universités et des entreprises.
Cela devrait impliquer aussi une vision nouvelle dans les formations de l'enseignement supérieur, dans la politique des Grands équipements, assortie d'une facilitation de la mobilité des chercheurs, tant au sein de l'hexagone qu'à l'extérieur. La France doit affirmer davantage sa participation aux grands "programmes-cadres" de l'Union européenne, qui ont déjà contribué au décloisonnement des équipes, même si l'Académie reconnaît l'urgence d'une simplification des procédures et la nécessité d'une intervention plus directe des scientifiques dans l'établissement et le suivi de ces programmes.

Par ailleurs, il apparaît nécessaire que la communauté scientifique française prenne mieux en compte les enjeux sociétaux et les problèmes éthiques dans un contexte d'ensemble où l'image de la science perd parfois de sa force. En ce qui concerne l'enveloppe budgétaire de la Recherche, son accroissement a été des plus modestes ces dernières années, à une époque où d'autres pays de grande tradition scientifique connaissent une situation budgétaire plus favorable.
Au-delà des propositions liées à chacune des disciplines traitées, les auteurs formulent des recommandations visant à adapter le système français de recherche/développement et d'enseignement aux nouvelles données scientifiques et économiques.

lundi 12 janvier 2009

Le virtuel soigne pour de vrai

Une petite pièce peinte en noir, traversée par deux barres blanches. En leur centre, un cerceau. Le patient, qui s'est glissé dans le cercle, porte un casque avec écran intégré à hauteur des yeux, dont s'échappent deux antennes, capteurs qui détectent ses mouvements de tête. Lentement, souris d'ordinateur en main, il chemine dans une ville virtuelle. Dès qu'il avance, l'image, recalculée en temps réel, respecte son point de vue. L'illusion est parfaite. Il a l'impression de marcher, lui qui ne sort plus de chez lui depuis des mois, terrifié à l'idée de tomber. A tel point qu'avec la souris, il trébuche, au début, lorsqu'il doit enjamber un trottoir un peu haut. Et qu'il rase aussi les murs dans ce monde numérique.
A l'extérieur de la pièce, devant son ordinateur, la psychologue lui suggère de se placer au milieu de la rue. Elle voit ce que son patient voit, peut l'entendre, lui parler, surveiller ses constantes physiologiques. Comment se sent-il ? Peut-il évaluer son niveau d'anxiété, sur une échelle de 0 à 10 ? Qu'il n'hésite pas à lui parler, surtout, si certaines images, certains souvenirs affluent… Peut-il compter les arrêts de bus ? Moment de panique. La voix le rassure. Il ôte le casque, sort du box de réalité virtuelle, regagne tranquillement le bureau de sa thérapeute.
Science-fiction ? Non, vraie consultation à l'hôpital parisien Pitié-Salpêtrière, dans le service du professeur Roland Jouvent, psychiatre, qui dirige également un laboratoire du CNRS, le "centre émotion". Grâce à la réalité virtuelle, cette représentation informatique du monde en trois dimensions dans laquelle l'homme est immergé avec la possibilité d'interagir, le professeur Jouvent évalue et traite des patients phobiques. Ceux qui ont peur de marcher, notamment, qu'ils soient atteints d'affections neurologiques, de maladies psychiatriques, ou simplement âgés et déjà tombés.



http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/11/28/le-virtuel-soigne-pour-de-vrai_1124693_651865.html

samedi 10 janvier 2009


La révolution des sciences de la vie est à l’origine de découvertes et d’applications dans la médecine, la psychologie et la santé. Ces nouvelles connaissances sur le fonctionnement de l’organisme et de ses composants nous permettent d’envisager des traitements et des remèdes jusqu’alors inimaginables. Il n’empêche que le risque de voir ces avancées être utilisées à des fins malveillantes est immense et terrifiant. La capacité d’agir au niveau moléculaire offre la possibilité de faire de l’organisme une arme contre lui-même. C’est d’autant plus inquiétant que les discussions internationales
et les interdictions juridiques en la matière ne progressent pas au même rythme que les avancées scientifiques.
Ce numéro du Forum du désarmement insiste sur les découvertes scientifiques et technologiques et sur leurs conséquences pour les conventions sur les armes chimiques et biologiques. Après un résumé des avancées scientifiques et technologiques et leurs rapports avec ces régimes de contrôle, les articles évoquent différentes applications effrayantes rendues possibles par les progrès des neurosciences et de l’immunologie, présentent les recherches en cours sur les armes « non létales » ainsi qu’une proposition de code de conduite pour ceux dont les travaux portent sur les sciences de la vie.

Malade, moi ? Jamais… !

La promesse est bien là : avec la médecine prédictive, nous serons bientôt guéris avant même d'avoir été malades ! Car nous aurons réussi en quelque sorte à déprogrammer ou à éliminer nos maux à venir. Un pied de nez au destin rendu possible par les nouveaux bataillons de tests génétiques, marqueurs et autres techniques d'imagerie qui voient l'invisible menaçant et pointent la bonne parade préventive. Bref, une révolution est en marche qui, à coup de dépistages ciblés et de traitements personnalisés, permettra de gagner la bataille contre les maladies graves. Illusion ?

La médecine – celle forcément humble de la pratique quotidienne des bons docteurs – pourra-elle digérer ces progrès vertigineux de la science et de la technique ? Cette expo-dossier entend faire le point des avancées scientifiques et médicales dans ce domaine, sans évincer les chemins d'orties et les mirages bien réels, comme les tests ADN un peu trop vite proposés sur Internet. À l'heure de la révision de la loi de bioéthique, impossible en effet de ne pas soulever les multiples questions d'ordre psychologique, éthique et social liées à l'explosion de la médecine prédictive.

David Joni 11ºC

jeudi 8 janvier 2009

Master of Science de ParisTech

Présentation du contexte

Plus d’un milliard d’êtres humains n’ont actuellement pas accès à l’eau potable et 2,5 milliards ne bénéficieraient pas d’installations d’assainissement. Les objectifs du développement durable, adoptés à l’ONU, prévoient de diviser par deux, d’ici à 2015, le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau en qualité et quantité. Les acteurs français ont proposé à Johannesburg de s’engager de manière déterminée sur ce champ d’intervention où la France a une expérience reconnue.
ParisTech, en partenariat avec les principales entreprises françaises de l’Environnement proposent cette formation de haut niveau au service de l’environnement et du développement durable.

Objectif:

A l’issue de leur formation, les étudiants maîtrisent les outils et méthodes servant
à contrôler l’impact des activités humaines sur l’environnement dans les domaines de:
la gestion des ressources en eau ; le traitement et la distribution de l’eau ;
l’épuration des eaux usées et le traitement des boues ; le tri, la collecte
et le traitement des déchets ; la gestion des sites pollués. Ce master forme des cadres
destinés en particulier à travailler dans des filières internationales des entreprises
françaises du secteur.

Contenu

Semestre 1 : Outils, Méthodes et Connaissances des Milieux
Outils et méthodes
• Stratégies et concepts analytiques appliqués à l'environnement
• Méthodes analytiques
• Chimiométrie, validation et normalisation
• Procédés et modélisation
Connaissances des milieux
• Le sol, interface fragile au pouvoir épurateur limité
• La biosphère en tant que facteur de régulation des milieux
• Les systèmes hydriques (fleuves, nappes, transferts) • Les flux et cycles biogéochimiques et l’impact des déchets
Enjeux et outils juridiques et économiques
• Droit de l'environnement
• Économie de l'environnement
Cours de langues
Semestre 2 : Traitements
Gestion et traitement de l'eau
• Traitement des eaux potables
• Traitement des eaux usées domestiques
• Traitement des eaux usées industrielles
• Réseaux eaux usées et eaux pluviales
• Gestion quantitative des eaux
Gestion et traitement des déchets
• Typologie des déchets et filières d'élimination/recyclage
• Filières de traitements biologiques (compostage, méthanisation)
• Traitement des déchets industriels banals et dangereux
• Choix d'une filière de traitement et mise en place à l'échelle régionale
• Traitement des fumées et des odeurs
Gestion des sites et sols pollués
• Aspects réglementaires
• Typologie des polluants
• Transferts dans les sols et les nappes
• Méthodes de réhabilitation
Cours de langues
Semestre 3 : Stage
Projet en entreprise (6 mois). Exemples de sujet: étude du fonctionnement d’une usine de dépollution (Véolia Eau); mise en route d’une installation de traitement membranaire d’eaux de process (SUEZ); état des lieux des politiques des collectivités locales pour le traitement des déchets (Conseil Général du Val de Marne); le marketing industriel des eaux usées (Véolia)…

Compétences acquises
-Comprendre la dynamique des géosystèmes (eau, sol)
-Evaluer l’impact environnemental des activités humaines aux plans technique et règlementaire, établir des diagnostics
-Choisir et mettre en œuvre les techniques, les outils et dispositifs permettant de maîtriser les impacts sur l’environnement.
-Concevoir des stratégies de gestion et de traitement des eaux, des sols et des déchets.

Débouchés
La formation prépare aux activités des organismes publiques et des entreprises impliquées dans les domaines suivants:
- gestion des ressources en eau
- traitement et distribution de l’eau
- épuration des eaux usées et traitement des boues
- tri, collecte et traitement des déchets
- valorisation des sous-produits
- gestion des sites pollués.

Métiers
Dans les activités de gestion et traitement des eaux, des sols et des déchets: ingénieur procédés, ingénieur chef de projet, responsables et gestionnaires d’usines de traitement.

Les atouts ou points forts de la formation
-Les enseignants de haut niveau appuyés par des équipes de recherche de 6 écoles prestigieuses de ParisTech, des laboratoires publics ou privés (CEMAGREF, SIAAP…) ou des entreprises leaders du domaine (Véolia, Suez…).
-La préparation du projet professionnel en contexte international par des séminaires et des entretiens individuels.
-La pédagogie active: audits, voyages d’étude, exposés, études de cas.

Informations pratiques : Lieu de formation
Centre de Paris, à AgroParisTech ou dans les écoles de ParisTech partenaires.

Calendrier
La formation se déroule sur 16 mois environ d’octobre (année n) à janvier (année n+2):
-candidatures avant juin
-formation académique sur 2 semestres d’octobre à juillet
-projet de fin d’étude en entreprise de juillet à décembre

Validation
-Travaux en groupe de projet, exposés.
-rédaction du mémoire de projet de fin d’étude et soutenance devant un jury.
-90 crédits ECTS

Coût
-10000 euros environ.

Vie étudiante
-Possibilités de bourses.
-Les étudiants peuvent se loger dans l’une des deux résidences d’AgroParisTech à Paris ou à proximité, facilement accessibles par transport en commun.
-Vie culturelle et sportive des écoles ouverte aux étudiants du master.

Contact
Pr Alain Bermond: alain.bermond@agroparistech.fr

Dernière mise à jour : vendredi 21 novembre 2008

mercredi 7 janvier 2009

Réalité virtuelle tridimensionnelle

Imaginez que vous puissiez entreprendre un voyage dans le corps humain et ses organes, marcher à côté d’un brontosaure ou filer à vive allure à travers le système solaire. Dans l’univers tridimensionnel de la réalité virtuelle (RV), tout cela est possible et même plus, grâce à une technologie qui remonte à 1838! Eh oui, c’est en 1838 que Sir Charles Wheatstone a inventé le stéréoscope, une populaire visionneuse tridimensionnelle. Fait de bois et de métal, cet appareil comportait des lentilles inclinées et un porte-cartes adaptable à l’avant. Les cartes stéréographiques sont constituées de deux images placées côte à côte représentant le même objet tel que vu, à angles légèrement différents, par chacun des deux yeux. Lorsqu’on regarde dans la visionneuse, on a l’impression de voir l’objet en trois dimensions parce que les images envoyées au cerveau y sont fusionnées, créant ainsi l’illusion de la profondeur.
Aujourd’hui, la technologie de la RV tridimensionnelle mise en application dans le visiocasque, ou casque HMD (Head Mounted Display), est fondée sur les mêmes principes. À l’intérieur du visiocasque, deux écrans d’ordinateur sont placés à des angles légèrement différents devant les deux yeux. Le résultat obtenu n’est pas seulement une vision en trois dimensions mais l’impression d’être transporté dans un autre univers!

Les environnements virtuels exploitent la puissance de l’ordinateur et présentent des données encyclopédiques, des animations et les caractéristiques tridimensionnelles de la réalité. La pratique des jeux d’arcade basés sur la RV est plus excitante et fait davantage appel à nos facultés que les simples jeux vidéo sur écran parce que la majeure partie de notre cerveau participe activement à la production d’une illusion sensorielle totale.

Les jeux basés sur la RV actuellement sur le marché permettent une reproduction de l’ambiance sonore et comprennent une manette de jeu ou un dispositif de pointage quelconque. Mais les gants permettant de simuler la sensation du toucher et de suivre le mouvement seront offerts avec la deuxième génération de ces produits. Lorsque nous voyons en trois dimensions et que tous nos sens participent, nous apprenons davantage et mieux.

Dans les simulations visant la formation, la recherche ou une simple démonstration, la RV nous permet de visualiser et de manipuler des données extrêmement complexes et d’interagir directement avec des ordinateurs d’une manière révolutionnaire.

Les applications de la RV sont en pleine expansion. Les architectes peuvent inviter leurs clients à visiter des édifices avant leur construction. Dans le domaine de l’automobile et de l’aviation, les ingénieurs utilisent la RV dans la conception des moteurs et des pièces, réduisant ainsi les essais. Les travailleurs peuvent employer la même technologie pour s’entraîner avant de commencer à se servir d’une nouvelle machine, ce qui gagne du temps sur la chaîne de fabrication. La RV peut également être utile en téléconférence, en chirurgie virtuelle ou pour simuler des exercices militaires. Enfin, les personnes ayant une incapacité peuvent utiliser la RV pour interagir, à l’intérieur d’un univers virtuel, avec des gens physiquement aptes.