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mercredi 14 janvier 2009

L`environnemt en france

L'environnement en France se caractérise désormais par une pollution diffuse et globale
POLLUTION - Actu-Environnement.com - 18/10/2006

Selon la quatrième édition du bilan « l'environnement en France » de l'IFEN, les pollutions accidentelles et ponctuelles sont mieux maîtrisées. Les pressions sur l'environnement sont désormais diffuses et impactent plusieurs secteurs à la fois.

Depuis maintenant plus de 10 ans l'Institut Français de l'Environnement (IFEN) publie tous les quatre ans un bilan complet de l'état de l'environnement en France. Présentée hier par l'institut et le ministère de l'écologie et du développement durable (MEDD), la quatrième édition révèle que des résultats réels même s'ils sont perfectibles ont été obtenus en ce qui concerne les sources de pollution ponctuelles et localisées dans le domaine de l'eau et de l'air notamment. Par exemple, les mutations industrielles et les progrès technologiques ont contribué à limiter les rejets de l'industrie et sa consommation de ressources. Ses prélèvements en eau diminuent régulièrement depuis trois décennies. La quantité de déchets non dangereux qu'elle produit est en voie de stabilisation. Ses émissions d'oxyde d'azote ont diminué de plus de moitié en 30 ans et celles de dioxyde de soufre de plus de 87%. Par ailleurs, dans les cours d'eau, les pollutions organiques liées aux rejets des stations d'épuration urbaines ont sensiblement baissé depuis une vingtaine d'années même si on ne constate plus d'amélioration ces quatre dernières années, notamment pour les matières phosphorées et organiques.

L'enjeu est donc désormais du côté des sources diffuses, celles qui nécessitent l'adhésion de chacun dans ses choix individuels pour se déplacer, consommer, se chauffer, se loger ou celles qui sont rattachées aux politiques nationales. Selon la Ministre de l'écologie, Nelly Olin, nous devons aujourd'hui faire face à des problématiques moins visibles et plus insidieuses. Les milieux naturels subissent une multiplicité d'agressions qui, additionnées, les dégradent partout, explique-t-elle. Ainsi, l'environnement n'est plus l'affaire de quelques secteurs ciblés. C'est pourquoi dans cette nouvelle édition, l'IFEN met en avant de nouveaux thèmes plus globaux tels que le changement climatique, la consommation des ressources non renouvelables, l'érosion de la biodiversité, la relation santé/environnement ou encore la pression accrue des ménages.
Ainsi l'étude met en évidence que le changement climatique est sorti des instances scientifiques pour entrer dans le débat public. Avec une augmentation moyenne de 0,9°C au cours du 20e siècle, la France n'y échappe pas. Le pays a rejeté dans l'atmosphère 563 millions de tonnes de CO2 en 2004. Depuis 1990, les responsables de ces émissions ne sont plus les mêmes. Désormais ce sont les secteurs des transports, du résidentiel et du tertiaire qui sont à l'origine de 45% des émissions de GES. Même si les émissions des transports qui n'avaient cessé d'augmenter durant la dernière décennie tendent à se stabiliser depuis 2002, les émissions de l'habitat et du tertiaire continuent leur progression et constituent de ce fait un défi majeur à relever pour les prochaines années. Surtout que la France s'est engagée à maintenir sur la moyenne 2008-2012 ses émissions de GES à leur niveau de 1990 dans le cadre du protocole de Kyoto. Selon l'IFEN, les émissions de GES sont déjà inférieures à cet objectif depuis 2000 et la France s'oriente vers une économie plus éco-efficace où la croissance économique est découplée des émissions de GES. Le pays est déjà peu émetteur de CO2 par unité de PIB du fait de son énergie nucléaire et hydraulique, des améliorations techniques des grands émetteurs et de l'évolution de sa structure économique du pays au profit du secteur tertiaire.
Cependant pour atteindre l'objectif « facteur 4 », soit une réduction par quatre des émissions de GES d'ici 2050, l'IFEN rappelle qu'il va falloir aller plus loin et s'interroger sur les modes de consommation et de production. Depuis cinq ans, la consommation d'énergie est quasiment stable mais reste élevée. Même si la France est le premier producteur d'énergies d'origine renouvelables avec l'hydraulique en Europe, celles-ci ne représentent que 5,61% de la consommation. Les énergies fossiles ont encore une très grande importance dans le secteur des transports et de l'habitat. Toutefois, la notion de limitation des ressources semble se faire une place dans les discours politiques tandis qu'avec l'essor de nouvelles puissances économiques mondiales les tensions s'accentuent sur le marché international.
Malgré tout, dans les faits, la consommation de ressources annuelles par habitant, toute matière confondue, estimée à 14,9 tonnes en 2001, n'a que peu varié au cours des décennies. Ce qui n'est pas produit sur le territoire national est importé d'un autre pays et de plus en plus sous forme de produits manufacturés. La valorisation des déchets et l'introduction de matières recyclées permettent toutefois de limiter les ponctions sur les ressources naturelles mais leur taux d'utilisation en France a tendance à fléchir. En effet, la réutilisation des métaux est en recul et la filière des plastiques peine à se développer.

La ressource en eau est quant à elle toujours autant sollicitée. En 2001, 34 milliards de m3 d'eau ont été prélevés dont 82% en eaux superficielles. Selon l'IFEN, les prélèvements de l'industrie ont nettement diminué depuis les années soixante-dix, ceux de l'alimentation en eau potable continuent à augmenter même si leur croissance a fortement ralenti ces dernières années. Il n'est en revanche pas possible de dégager facilement des tendances pour l'irrigation.

Par ailleurs, l'étude de l'IFEN pointe du doigt l'artificialisation progressive du territoire et la consommation des espaces naturels et agricoles. Même si la France a une densité relativement faible par rapport à ses voisins d'Europe du Nord, la pression sur l'espace augmente plus vite que la population. L'artificialisation grignote 60.000 ha chaque année et les zones artificielles couvrent désormais 8 % du territoire. À ce propos, la Ministre a annoncé la création d'un groupe de travail dédié à la reconquête du territoire périurbain.

Enfin, l'étude rappelle que l'érosion de la biodiversité est un enjeu d'importance mondiale. Par la diversité de ses territoires d'outre-mer et la position de carrefour biogéographique de la Métropole, la France possède une très grande richesse d'habitats. Selon l'Union mondiale pour la nature (UICN), 38 % des espèces de poissons d'eau douce, par exemple, sont endémiques en Guyane. Mais comme les autres pays, la France est confrontée à l'érosion de la biodiversité et de par sa présence sur plusieurs continents, sa responsabilité patrimoniale est particulièrement forte. Sous les fortes pressions anthropiques directes ou indirectes, les habitats se banalisent, se réduisent et se fragmentent. Des espèces animales et végétales sont menacées comme 14 % des vertébrés et de 6 % des plantes supérieures. Par ailleurs, des espèces aujourd'hui banales (oiseaux, insectes, plantes, poissons) pourraient demain devenir rares. Ainsi, au cours des quinze dernières années, les populations d'oiseaux communs des milieux agricoles ont connu un recul de 27 %.
Si certaines espèces régressent, à l'inverse, d'autres prolifèrent : des espèces, autochtones ou exotiques, peuvent devenir envahissantes et provoquer une chute de la diversité biologique. En entrant en compétition avec d'autres espèces, elles peuvent modifier le fonctionnement écologique des écosystèmes colonisés. Par exemple, les zones humides d'importance majeure sont perturbées par 25 espèces ou groupes d'espèces végétales ou animales.

Ce quatrième bilan met donc en évidence des progrès mais aussi des problèmes émergents et diffus que vont devoir prendre en compte les politiques nationales. D'ailleurs, la ministre a souhaité rappeler les grands projets engagés par le gouvernement : loi sur l'eau, plan national santé/environnement, biocarburants… Le rendez-vous est fixé dans quatre ans dans le prochain bilan de l'IFEN pour voir quels seront les effets réels de ces dispositions.

F.LABY

Ça existe?La realité virtuelle

Ca existe ? La réalité virtuelle
En dépit des fantasmes qu'elle inspire au cinéma, la réalité virtuelle connaît un champ d'application encore très limité. (Jeudi 14 mars 2002)

Au sommaire de Ça existe ?

Il y a quelques années, la réalité virtuelle faisait encore partie du domaine du rêve. Depuis Tron en 1982, en passant par Matrix ou encore eXistenZ plus récemment, le cinéma a largement exploité cette idée qui trouve ses racines dans la littérature… on se rappelle notamment des projections sensorielles décrites par Huxley dans le Meilleur des Mondes. Premières sociétés à se plonger dans l'aventure au début des années 1990 : les constructeurs Sega et Nintendo qui tentent de mettre au point une nouvelle génération de jeu... aux côtés de quelques start-up de la Silicion Valley.

Une origine largement universitaire
Mettre un casque, chausser une paire de gants et brancher éventuellement quelques émetteurs sensoriels. Et c'est parti ! Dans les années qui suivent, les instituts universitaires entre dans la danse avec la concrétisation de plusieurs expériences pilotes.
Parmi eux figurent notamment le Virtual Reality Laboratory de l'Université de l'Illinois ou encore l'Hit Lab (Human Interface Technology Lab) de l'Université de Washington. En France, les recherches les plus avancées dans ce domaine sont orchestrées par l'INRIA (Institut National de la Recherche et Informatique et en Automatique). L'organisme érige dès 1999 la réalité virtuelle au rang de ses cinq principaux sujets d'étude. Objectif affiché : construire des plates-formes regroupant analyse et synthèse d'images en vue de développer des simulations temps-réel et des interactions sensorielles. Côté formations, quelques écoles françaises, telle que l'ENSAM Bourgogne (Chalon-sur-Saône) ou encore l'ENIB (Ecole Nationale d'Ingénieurs de Brest), se sont également lancées dans la course.

Quelles ont été les leçons tirées de l'époque des pionniers ? La nécessité d'enrichir une approche purement technique d'éléments liés à la neurophysiologie et la psychologie. Et ceci afin de créer les conditions humaines de l'interaction avec un univers virtuel. En effet, la conception d'un tel monde et de son système d'appréhension nécessite avant tout de comprendre les mécanismes de la vision et du toucher.

La réalité virtuelle au service de la simulation
Depuis déjà quelques années, certains secteurs s'attellent à la mise en oeuvre de systèmes de réalité virtuelle. Dans le domaine de la conception industrielle, c'est notamment le cas du projet perfrv, mais également de la Nicéphore Cité. Soutenu par la communauté d'agglomérations Chalon-Val de Bourgogne, son centre des arts et technologies de l'image a construit une plate-forme de prototypage, intermédiaire entre la recherche et le produit, permettant de se plonger dans un univers virtuel. Au delà de cet exemple, la réalité virtuelle trouve également des applications dans l'architecture ou encore dans l'automobile et la médecine -avec la simulation d'opérations chirurgicales en particulier.

Côté fournisseurs, les premiers acteurs font leur apparition parallèlement : les britanniques Superscape ou Division (Parametric Technologies) et l'américain Sense8 (EAI) feraient partie des principaux, selon l'INRIA. Pionnier et grand gagnant sur ce segment, le constructeur américain SGI (Silicon Graphics) serait devenu au fil des années un point de passage obligé pour tous les projets. En France, quelques sociétés sont également en train d'émerger. Aux côtés de Medialab, on compte notamment Communications & Systems (ex CISI), Syseca (groupe Thomson-CSF) ou Data Proxima (filiale de Cogema), ainsi que plusieurs grands comptes comme Aerospatiale Matra, EDF ou la SNCF. Pour l'heure, la réalité virtuelle reste donc encore l'apanage des laboratoires de recherche et de certaines grandes sociétés, qui l'utilisent pour des tâches le plus souvent liées à la simulation. La relève du "Home Cinema" par le "Home Virtuel" n'est pas pour demain matin.

mardi 13 janvier 2009

Technologie

Gadget pour Geek
NOUVELOBS.COM | 24.12.2008 | 11:40





La société Stancom commercialise depuis quelques années des adaptateurs permettant d’installer deux cartes SIM dans un téléphone portable. Elle innove cette fois, toujours dans le domaine de la téléphonie, en proposant une caméra de surveillance munie d’un emplacement destiné à recevoir une carte SIM.

Installée dans une pièce, la caméra de surveillance se déclenche dès qu’elle détecte un mouvement ou une intrusion, elle capture alors quelques images (entre trois et 8) et les envoie instantanément par MMS sur un mobile ou à une adresse mail. A condition bien-sûr d’avoir un téléphone et un abonnement supportant ce genre de format ainsi qu'une carte SIM active dans la caméra (une carte prépayée suffit puisqu’il ne s’agit que d’envoyer des messages).

La caméra est relativement simple à paramétrer. Il suffit d’installer la carte Sim et d’attribuer un numéro d’alerte. Elle est munie d'un détecteur de mouvement et d'une vision infrarouge et peut également être reliée avec tous les détecteurs qui fonctionnent sur une gamme de fréquence comprise entre 315 et 433 MHz (détecteur de fumée, d’ouverture de porte…)

Cette caméra peut également être contrôlée à distance via des textos. L’utilisateur a ainsi la possibilité d’activer une fonction audio en appelant le numéro attribuée à la SIM de la caméra. Reliée au secteur, elle dispose d’une batterie rechargeable assurant 24 heures d’autonomie en cas de coupure de courant.